Ibrâhîm ibn Muhammad ibn ‘Alî (1) ibn Bathâ’ ibn ‘Alî ibn Muqla (2), surnommé Abou Ishâq at-Tamîmî, exerçait la fonction de muḥtasib à Bagdad. Il transmit (ses connaissances) d’Abbâs ad-Dûrî, d‘Alî ibn Ḥarb et d’autres encore, et il était jugé fiable et vertueux.
Un jour, il passa devant la porte du juge Abou ‘Amr Muḥammad ibn Yûsuf, tandis que des plaideurs se pressaient devant celle-ci sous un soleil déjà haut. Il envoya alors son huissier lui dire : « Soit tu sors pour trancher leurs différends, soit tu leur présentes tes excuses si tu as un empêchement, puis ils reviendront à un autre moment (3). »
Abou ‘Alî ibn Khayrân (4), juriste shafi‘ite, comptait parmi les imams de l’école. Il s’agit de al-Ḥusayn ibn Ṣâliḥ ibn Khayrân, Abou ‘Alî, grand faqîh, pieux et hors pair. On lui proposa à plusieurs reprises d’exercer la fonction de juge, mais il refusa. Le vizir ‘Alî ibn ‘Isâ fit alors sceller sa porte pendant seize jours, à tel point que sa famille ne pouvait se procurer de l’eau que chez les voisins. Malgré tout, il demeura inébranlable et refusa toute fonction auprès d’eux. Le vizir déclara : « Nous voulions simplement montrer aux gens qu’il se trouve, dans notre pays et sous notre autorité, une personne à qui l’on a proposé le poste de juge des juges, à l’est et à l’ouest, mais qui n’a pas accepté. »
Il mourut au mois de Dhû l-Ḥijja de cette même année. Sa biographie figure dans “Tabaqât ach-Shâfi‘iyya” d’une manière suffisante (– qu'Allah lui fasse miséricorde –) (5).
‘Abd al-Malik ibn Muḥammad ibn ‘Adî (6), jurisconsulte originaire d’Istarâbâdh, compte parmi les grands imams de l’islam et les maîtres traditionnistes (ḥuffâẓ). Nous l’avons également mentionné dans “Tabaqât ach-Shâfi‘iyya” (7).