Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Mohammad Ibn al-Faḍl Ibn al-ʿAbbās (1), Abū ʿAbd Allāh al-Balkhī, l’ascète. On raconte qu’il passa quarante années sans jamais faire un pas pour autre que Dieu, et sans jamais regarder quoi que ce soit en le trouvant beau, par pudeur devant Dieu, exalté soit-Il. On rapporte aussi qu’il vécut trente ans sans jamais laisser à ses deux anges rédacteurs l’occasion de consigner quoi que ce fût de répréhensible (2).

Mohammad Ibn Saʿd (3), Abū al-Ḥusayn al-Warrāq, compagnon d’Abū ʿUthmān an-Naysābūrī, était un juriste qui traitait des questions liées aux transactions. Parmi ses paroles remarquables, il a dit : « Celui qui détourne son regard de l’illicite, Dieu lui accorde, par ce geste, une sagesse qui jaillit sur sa langue et guide ceux qui l’écoutent. Et celui qui détourne son regard de ce qui est douteux, Dieu éclaire son cœur d’une lumière qui le guide vers les voies de Sa satisfaction. »

Yaḥyā Ibn ʿAbd Allāh Ibn Mūsā (4), Abū Zakariyyā al-Fārsī, transmit (ses enseignements) en Égypte de la part d’ar-Rabīʿ Ibn Sulaymān. Il jouissait de la confiance et de la véracité, accomplissait la prière avec soin et était réputé juste auprès des juges (5).

(1) Ṭabaqāt al-Ṣūfiyya (pp. 212/216), Ḥilyat al-Awliyāʾ (vol. 10, pp. 232-233), al-Risāla al-Qushayriyya (p. 21), al-Muntaẓim (vol. 6, pp. 239-240), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (vol. 14, pp. 523-526). (2) L’imam al-Dhahabī est l’unique à rapporter, dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (vol. 14, pp. 225-226), d’après al-Sulamī et Ibn Mundhira, que le défunt est décédé en 317 H. Il a cependant confondu avec ceux qui ont prétendu l’an 319 H. Ce qui figure dans l’édition imprimée de Ṭabaqāt al-Ṣūfiyya corrobore ce que nous avons, ainsi que toutes les sources de sa biographie. (3) Ṭabaqāt al-Ṣūfiyya (pp. 299-301), al-Muntaẓim (vol. 6, p. 240), Ṭabaqāt al-Shaʿrānī (vol. 1, pp. 134-135) où il est dit : Abū al-Ḥasan Muḥammad ibn Saʿīd ; ceci est une déformation. (4) al-Muntaẓim (vol. 6, p. 240). (5) Seules les copies (B) et (Ẓā) donnent cette version de la biographie, laquelle diverge du style d’al-ʾIbn Kathīr dans la présentation de ses biographies et de son approche intellectuelle. Ibn Masarra al-Maghribī Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Masarra, Abū ʿAbd Allāh, mawla de Quraysh, était un homme unique en son temps, et un éloquent parmi les siens dans son époque et son temps. Il a laissé de nombreux écrits, ainsi que des enseignements dans les sciences des fondements (al-uṣūl), des branches (al-furūʿ), et le soufisme. Il excellait en exégèse, en hadīth et en discours sur l’état des cœurs et des comportements. Ibn ʿAbd al-Raʾūf — l’un des héritiers du pouvoir en al-Andalus — a loué ses mérites dans « Ṭabaqāt », mentionnant ses prodiges. Il dit en résumé que c’était le savant de son époque, le docteur de son siècle, un innovateur parmi les humains, le spirituel de la communauté, le guide éclairé, la caverne de la piété, la mer du savoir, le puits de la patience, la lampe lumineuse, la montagne élevée ; celui qui avait fait du Coran sa protection, de la sunna sa direction, de l’au-delà sa visée, et du renoncement son trésor. Il possédait une grande érudition dans les traditions et la transmission des récits, ainsi qu’une grande compétence en philosophie, en médecine sage, en logique dialectique, en astronomie, était un poète éloquent et un orateur accompli. Puis il s’est étendu sur ces qualités jusqu’à conclure : certains ignorants parmi les gens de notre Égypte et de notre temps se sont passionnés pour lui, ils parlent et insultent et lui attribuent ce qu’ils ne savent pas. Jusqu’à dire : « le compagnon, où qu’il soit, c’est la communauté et le consensus. » Muhammad ibn al-Ḥārith ibn Asad al-Qayrawānī, juriste et homme de consultation à Cordoue, évoque sa personne dans « Tārīkh al-Andalus », en disant : « Les gens sont divisés en deux groupes à son sujet : un groupe le considère comme un imam en science et en ascèse, compte tenu de son efficacité manifeste en savoir et de sa sincérité dans la renonciation ; et un groupe... »
محمد بن الفَضْل بن العباس (١) : أبو عبد اللّه، البَلْخِي، الزَّاهد. حُكي عنه أنه مكث أربعين سنةً لم يخط فيها خُطوة لغير اللّه، ولا نظر إلى شيء، فاستحسنه حياءً من اللّه – Exalté soit-Il – ، وأنه مكث ثلاثين سنة لم يُمْلِ على مَلَكَيْه قبيحًا (٢) . محمد بن سَعْد (٣) أبو الحسين الوَرَّاق: صاحب أبي عثمان النَّيْسابوري. وكان فقيهًا يتكلَّم على المعاملات، ومن جَيِّد كلامه قوله: مَنْ غَضَّ بصره عن مُحرَّم أوْرَثَه اللّه بذلك حكمة على لسانه يهتدي بها سامعوه، ومن غَضَّ بَصَره عن شُبْهةٍ نوَّر اللّه قلبه بنورٍ يهتدي به إلى طُرُقِ مرضاته. يحيى بن عبد اللّه بن موسى (٤) . أبو زكريا الفارسي. كتب بمِصْر عن الرَّبيع بن سليمان، وكان ثِقَةً صدوقًا، حسن الصلاة، عدلًا عند الحكام (٥) .
(١) طبقات الصوفية (٢١٢/ ٢١٦) حلية الأولياء (١٠/ ٢٣٢ - ٢٣٣) الرسالة القشيرية (٢١) المنتظم (٦/ ٢٣٩ - ٢٤٠) سير أعلام النبلاء (١٤/ ٥٢٣ - ٥٢٦). (٢) انفرد الإمام الذهبي في سير أعلام النبلاء (١٤/ ٢٢٥ - ٢٢٦) نقلًا عن السُّلَمي وابن مندة أنه توفي (٣١٧ هـ)، وقد وهَمَ من قال: سنة تسع عشرة. والذي في مطبوع "طبقات الصوفية" يوافق ما عندنا، وكذلك كل مصادر ترجمته. (٣) طبقات الصوفية (٢٩٩ - ٣٠١) المنتظم (٦/ ٢٤٠) طبقات الشعراني (١/ ١٣٤ - ١٣٥) وفيه: أبو الحسن محمد بن سعيد؛ وهو تحريف. (٤) المنتظم (٦/ ٢٤٠). (٥) انفردت نسخة (ب) و (ظا) في هذه الترجمة، وهي مخالفة لأسلوب ابن كثير في إيراد تراجمه، ولمنحاه الفكري. ابن مَسَرَّة المغربي محمد بن عبد اللّه بن مسرة، أبو عبد اللّه، مولى قريش، أحد أفراد زمانه، وبلغاء أهل عصره وأوانه، له المصنفات العديدة، والفوائد في الأصول والفروع والتصوف، وله اليد الطولى في التفسير والحديث والكلام على أحوال القلوب والمعاملات، وقد أطراه ابن عبد الرؤوف؛ أحد أولياء العهد بالأندلس في "طبقاته"، وذكر عنه أعاجيب، قال: وجملة القول فيه أنه عالم الدهر، وحبر العصر، وبديع البشر، ورباني الأمة، وعلم الهدى، وكهف التقى، وبحر العلم، ومعدن الحلم، والسراج المنير، والطور المنيف، ومن جعل القرآن عصمته، والسّنَّة قِبْلتَه، والآخرة همته، والزهد ذخيرته. كان كثير العلم بالأخبار والرواية للآثار، وفيلسوفًا عظيمًا، طبيبًا حكيمًا، منطقيًا جدليًا، منجمًا فلكيًا، شاعرًا مفلقًا، خطيبًا مطبقًا. ثم أطنب فيما ذكره إلى أن قال: وقد أولع به قوم غيره جهلة من أهل مصرنا وعصرنا، فيقولون ويسبون، وينسبون إليه ما لا يعلمون. إلى أن قال: وصاحب أين كان هو الجماعة والإجماع. وذكره محمد بن الحارث بن أسد القيرواني الفقيه، أحد أهل الشّورى بقرطبة في "تاريخ الأندلس"، فقال: الناس فيه فرقتان: فرقة تبلغ به مبلغ الإمامة في العلم والزهد، لما ظهر من براعته في العلم، وصدقه في الزهد. وفرقة =

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