Ibn al-Jaṣṣāṣ (1) était, de surcroît, un homme que l’on disait très simple d’esprit, tant dans ses propos que dans ses actes. Il est fait mention de plusieurs anecdotes à son sujet qui témoignent de cette naïveté. D’aucuns ont avancé qu’il agissait ainsi pour donner l’impression d’être niais, tandis que d’autres prétendent qu’il tenait ces discours sur le ton de la plaisanterie. Dieu, exalté soit-Il, le sait mieux.
Au cours de cette même année, ‘Abd Allāh ibn Muḥammad al-Qazwīnī trouva la mort, de même que ‘Alī ibn Sulaymān ibn al-Faḍl (2), Abū al-Ḥasan, surnommé al-Akhfash. Il avait reçu l’enseignement de al-Mubarrid, Tha‘lab, al-Yazīdī et d’autres encore, tandis que al-Marzubānī (3), al-Ma‘afā et bien d’autres avaient rapporté de lui. Il était jugé fiable dans ses transmissions, mais il vivait dans le dénuement. Il put toutefois s’adresser à Abū ‘Alī ibn Muqla, qui plaida sa cause auprès du vizir ‘Alī ibn ‘Īsā afin de lui assurer un soutien financier, sans succès. Il se retrouva dans une telle misère qu’il en vint à se nourrir de navets crus. Il mourut subitement, victime de l’excès de cette nourriture, en Sha‘bān de ladite année. Dieu sait mieux.
Cet homme est appelé « al-Akhfash le Jeune ». Celui qu’on appelle « al-Akhfash le Moyen » est Sa‘īd ibn Mas‘ada (4), disciple de Sībawayh, tandis que « l’Akhfash l’Ancien » n’est autre qu’Abū al-Khaṭṭāb ‘Abd al-Ḥamīd ibn ‘Abd al-Majīd (5), originaire de Hajar, maître de Sībawayh, d’Abū ‘Ubayda (6) et d’autres encore.
Décéda également Abū Bakr Muḥammad ibn al-Sarī al-Sarrāj, le grammairien (7), auteur de l’ouvrage « al-Uṣūl » en matière de grammaire, comme le rapporte Ibn al-Athīr (8), ainsi que Muḥammad ibn al-Musayyib al-Arghiyānī (9).