Puis survint le décès du vizir Hâmid ibn al-‘Abbâs, en Ramaḍân de cette même année, par empoisonnement.
‘Umar ibn Muḥammad ibn Bujayr al-Bujayrî (1), auteur de «al-Ṣaḥīḥ» (2).
Ibn Khurayma (3), à savoir Muḥammad ibn Isḥāq ibn Khuzayma ibn al-Mughīra ibn Ṣāliḥ ibn Bakr as-Sulamî, client (mawlā) de Majshar (4) ibn Muzāḥim, l’imâm Abū Bakr ibn Khuzayma, surnommé l’Imâm des imâms, était l’un des plus grands dépositaires du savoir, ayant parcouru contrées et horizons pour acquérir la science et recueillir le ḥadîth. Il écrivit beaucoup, compila et rassembla des textes, et il est l’auteur de «al-Ṣaḥīḥ», l’un des ouvrages les plus utiles et les plus éminents. Il figurait parmi les mujtahidîn de la religion de l’islam. Le shaykh Abū Isḥāq ash-Shîrâzî raconte dans «Ṭabaqât ash-Shâfi‘iyya» qu’il déclara : «Je n’ai imité personne [sur une question] depuis que j’ai atteint l’âge de seize ans» (5).
Nous avons évoqué sa biographie détaillée dans notre ouvrage «Ṭabaqât ash-Shâfi‘iyya», ce qui suffit amplement, et Dieu sait mieux. C’est lui qui se leva pour prier lorsque le sort tomba sur lui, afin de demander à Dieu Sa subsistance à travers la prière, alors que lui-même, Muḥammad ibn Naṣr, Muḥammad ibn Jarîr et Muḥammad ibn Hârûn ar-Ruwayânî étaient démunis (6). Ibn al-Jawzî rapporte cet événement de deux manières dans sa biographie (7). Cela se produisit en Égypte, sous le règne d’Aḥmad ibn Ṭûlûn, et Dieu leur accorda des subsides par son intermédiaire (8). Nous avons également mentionné [cet épisode] (9) dans la biographie de Ḥasan ibn Sufyân (10). Dieu sait mieux.
[Parmi ceux qui s’éteignirent cette année-là, figure] Muḥammad ibn Zakariyyâ le médecin (11), auteur du grand traité (12) dans ce domaine.