Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Les gens avaient bien saisi son intention et rapportèrent qu’il préconisait de combiner le lavage et l’essuyage (1). Et Dieu est plus savant (2).

Un groupe de savants l’ont pleuré, parmi eux Ibn al-Aʿrābī (3), qui a dit :

« Un événement affreux et un malheur immense…
Devant lequel faiblit la constance du plus patient.
Le héraut de la disparition de toutes les sciences s’est levé
Quand se leva l’annonce de la mort de Muḥammad ibn Jarīr.
Alors tombèrent des étoiles resplendissantes
Dont les signes révélaient déjà le déclin.
Et la lumière éclatante de leur rayonnement
Fut couverte du voile ténébreux de la nuit profonde.
La prairie si belle est devenue un champ desséché,
Et ses plaines sont redevenues semblables à des reliefs escarpés.
Ô Abū Jaʿfar, tu nous as quittés en étant louable,
Sans jamais faillir à la diligence et à l’ardeur.
Te voilà gratifié d’une grande rétribution pour ton effort,
Et tes pas vers la piété sont loués.
Tu mérites ainsi la vie éternelle dans un Jardin
D’Éden, dans la félicité et la joie (5). »

De même, Abū Bakr ibn Durayd – que Dieu lui fasse miséricorde – lui a consacré une longue élégie retentissante, que l’historien al-Khaṭīb (6) a intégralement reproduite. Et Dieu, qu’Il soit exalté, est plus savant.

[Puis vint l’an trois cent onze]

Au cours de cette année, Abū Ṭāhir Sulaymān ibn Abī Saʿīd al-Jannābī, émir des Qarmates, pénétra de nuit dans Baṣra accompagné de mille sept cents cavaliers. Il fit dresser des échelles de crin contre son rempart, et ses hommes y entrèrent (7). Ils en ouvrirent les portes, tuèrent ceux qu’ils rencontraient parmi les habitants, tandis que la plupart des gens prirent la fuite et se précipitèrent dans l’eau, où beaucoup se noyèrent. Il resta dix-sept jours dans la ville, tuant et capturant ses femmes et ses enfants, s’emparant (8) des biens qu’il convoitait parmi les richesses de ses habitants, puis il repartit vers son pays, Hajar.

(1) Dans l'édition (ṭ), et d'après ce que l'on a compris de son intention, certains ont rapporté de lui qu'il rende obligatoire le lavage et le masḥ — c'est-à-dire le frottement — mais Dieu sait mieux. (2) Le cœur du différend porte sur le masḥ ou le lavage concernant l'interprétation du verset « Ô vous qui avez cru, lorsque vous vous levez pour la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes, et frottez vos têtes, et vos pieds jusqu'aux chevilles » [al-Māʾida : 6]. Ceux qui lisent « وَأَرْجُلَكُمْ » (wa arjulakum) à l'accusatif imposent le lavage, tandis que ceux qui le lisent au génitif exigent le masḥ. Voir « Tafsīr al-Ṭabarī », édition Dār al-Maʿārif (vol. 10, pp. 63‑64). (3) Sa biographie sera mentionnée dans Wafayāt al-Sanah (Annales de l'année) 341 H. (4) Mafẓaʿ : sévère, odieux, affligeant. Al-Lisān (entrée ẓ-b-ʿ). (5) Les vers sont dans Tārīkh Baghdād, vol. 2, pp. 166‑167. (6) Dans l'édition (ṭ), l'auteur de Baghdād et le poème d'Ibn Duraid dans Tārīkh Baghdād (vol. 2, pp. 167‑169) et Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (vol. 14, pp. 280‑282). (7) Dans l'édition (ṭ) « qahran » ; ce que j'estime être une altération. (8) Dans l'édition (ṭ) « wa ya’khud ».
النَّاس مرادَه جيدًا، فنقلوا عنه أنه يوجب الجَمْع بين الغَسْل والمَسْح (١) واللّه أعلم (٢) . وقد رثاه جماعةٌ من أهل العلم، منهم ابن الأعْرَابي (٣) حيث يقول: حَدَثٌ مُفْظِعٌ (٤) وخَطْبٌ جَليلُ … دقَّ عن مِثْلِه اصْطِبَارُ الصَّبُورِ قام ناعي العُلومِ أجمعَ لمَّا … قامَ ناعي محمد بنِ جرير فَهَوتْ أنْجُمٌ لها زَاهراتٌ … مُؤْذِناتٌ رُسُومُها بالدُّثُورِ وتَغَشَّى ضياءها النيِّرَ الإشـ … ـراقِ ثوبُ الدُّجُنَّةِ الدَّيْجُورِ وغدا روضُها الأنيقُ هَشِيمًا … ثم عادتْ سهولُها كالوُعُورِ يا أبا جَعْفَرٍ مضيتَ حَميدًا … غيرَ وانٍ في الجدِّ والتَّشمير بينَ أجْرٍ على اجتهادِكَ مَوْفُو … رٍ وسَعْيٍ إلى التُّقَى مَشْكُورِ مستحقًا به الخلودَ لدى جنَّ … (م) ةٍ عَدْنٍ في غِبْطةٍ وسُرورِ (٥) ولأبي بكر بن دُرَيد (رحمه الله) فيه مَرْثاة طويلة طَنَّانة أوردها الخطيب (٦) بتمامها، والله سبحانه أعلم. [ثم دخلت سنة إحدى عشرة وثلاثمئة] فيها دخل أبو طاهر سليمان بن أبي سعيد الجَنَّابي أمير القَرَامطة في ألف وسبعمئة فارسٍ إلى البَصْرة ليلًا، نصب السلالم الشَّعْر في سُورِها، فدخلها قومه (٧) ، وفتحوا أبوابها، وقتلوا من لقوه من أهلها، وهرب أكثر النَّاس، فألقوا أنفسهم في الماء، فغَرِقَ كثيرٌ منهم، ومكَثَ بها سبعة عشر يومًا يقتل ويأسر من نسائها وذراريها، ويغنم (٨) ما يختاره من أموال أهلها، ثم عاد إلى بلده هَجَر،
(١) في (ط)، ومن فهم مراده نقلوا عنه أنه يوجب الغسل والمسح - وهو الدلك - والله أعلم. (٢) مدار الخلاف حول المسح أو الغسل هو وجه قراءة الآية ﴿يَاأَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلَاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ﴾ [المائدة: ٦] فمن قرأ "وأرجلكم" بالنصب أوجب الغسل، ومن قرأها بالخفض أوجب المسح. وانظر "تفسير الطبري" طبعة دار المعارف (١٠/ ٦٣ - ٦٤). (٣) سترد ترجمته في وفيات سنة (٣٤١ هـ). (٤) مفظع: شديد، شنيع، مبرّح. اللسان (فظع). (٥) الأبيات في تاريخ بغداد (٢/ ١٦٦ - ١٦٧). (٦) في (ط) البغدادي وقصيدة ابن دريد في تاريخ بغداد (٢/ ١٦٧ - ١٦٩) وسير أعلام النبلاء (١٤/ ٢٨٠ - ٢٨٢). (٧) في (ط) قهرًا، واخاله تحريفًا. (٨) في (ط) ويأخذ.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies