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Puis débuta l’année trois cent dix. Cette année-là, Yûsuf ibn Abî as-Sâj fut libéré de sa détention – il avait été emprisonné –, ses biens lui furent restitués et il fut rétabli dans sa fonction. De nouvelles provinces lui furent également attribuées, et on fixa à son égard une redevance annuelle de cinq cent mille dinars, qu’il devait acheminer à la Cour. Il dépêcha alors
= Et je n'ai rien défendu d'eux ; ceci n'était qu'un démon qui avait pris l'apparence de l'un d'eux, les égarant parce qu'ils associaient à Dieu d'autres divinités. Il en est ainsi arrivé à plusieurs de nos compagnons parmi les cheikhs et leurs compagnons : l'un d'eux implore l'aide du cheikh pour une affaire, puis voit que le cheikh est venu et a accompli sa tâche, mais ce dernier lui dit : « Je n'en avais pas connaissance ». Il devient alors évident que c'était un démon. Un cheikh appelé As-Sayyākh – que nous avons fait repentir et renouveler son islam – avait pour compagnon un djinn nommé ‘Antar, qui lui révélait certaines choses ; parfois il y croyait, parfois non. Lorsque je lui ai dit que tu adorais un démon en dehors de Dieu, il a reconnu qu'il disait à ‘Antar : « Ô ‘Antar, gloire à Toi, tu es un dieu abject ». Il s'est repenti de cela en une histoire célèbre. Celui qui avait tué avec le glaive de la charia quelqu'un de ces gens, comme la personne que nous avons tuée en l'an 715 de l'Hégire (1315 de l'ère chrétienne), avait pour compagnon quelqu'un qui lui venait et lui révélait certaines choses. Parfois il y croyait, d'autres fois il niait, à tel point que ce compagnon déclara un jour : « Je suis le Messager de Dieu » et lui disait des choses concernant la situation du Messager (صلى الله عليه وسلم). Ce dernier témoigna contre lui en disant : « Le Prophète vient à moi et me dit ceci et cela », des choses qu'il blasphéma en les attribuant au Prophète (صلى الله عليه وسلم). J'ai informé les autorités que ceci était le fait d'un génie de devin, que ce compagnon était en réalité un démon, et que c'est pourquoi il ne lui apparaissait jamais sous l'apparence connue du Prophète (صلى الله عليه وسلم) mais sous une forme non reconnue. Il racontait qu'il se soumettait à lui, lui permettant de consommer de l'alcool et autres choses. Beaucoup de gens pensaient qu'il mentait sur ce qu'il voyait, or il ne mentait pas en voyant cette forme, mais il était mécréant dans sa conviction que ce dernier était le Messager de Dieu. Des cas semblables sont nombreux. Quiconque n'a pas été éclairé par Dieu dans son cœur par les vérités de la foi et le suivi du Coran, le vrai et le faux lui deviennent confus, comme cela fut le cas de nombreux gens avec Musaylima le menteur, le compagnon d’Al Yamama, ainsi que d'autres menteurs : ils les crurent prophètes alors qu'ils étaient simplement des menteurs. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « L'Heure ne surviendra pas tant que ne sortiront pas parmi vous des gens menteurs et imposteurs, chacun prétendant être Messager de Dieu ; la plus grande de ces tentations est celle du Grand Imposteur (l’Ad-Dajjâl) que Jésus fils de Marie tuera. » Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « De la création d'Adam jusqu'à l'avènement de l'Heure, il n'y aura pas de tentation plus grande que celle de l'Ad-Dajjâl. » Il a ordonné aux musulmans de dire dans la prière : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l'Enfer, contre le châtiment de la tombe, contre la tentation du Messie Dajjal et contre la tentation de la vie et de la mort » [Sahih al-Bukhari (1311) dans Les Funérailles ; Sahih Muslim (588) dans Les Mosquées et les lieux de prière]. Il est authentifié dans les Sahih que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit au ciel : « Pluie », et il pleut ; il dit à la terre : « Sèche-toi », elle sèche ; il tue un homme croyant, puis lui dit : « Lève-toi », il se lève ; alors il dit : « Je suis ton Seigneur », et le Prophète lui répond : « Tu mens, tu es l'imposteur borgne dont nous a parlé le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم). Par Dieu, je ne gagne que plus de certitude à ton égard » et il le tue deux fois, et lorsqu'il veut le tuer une troisième fois, il ne lui est pas permis. Cet homme prétend être divin. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a donné à son sujet trois signes qui contredisent cela : le premier, c'est qu'il est borgne, alors que le Seigneur n'est pas borgne [Sahih al-Bukhari (4141) dans les Conquêtes et biographies]. Le second signe est qu'il a écrit entre ses deux yeux : « Kafir (mécréant) K F R », que tout croyant, qu'il sache lire ou non, peut lire. Le troisième est sa parole (صلى الله عليه وسلم) : « Sachez qu'aucun de vous ne verra son Seigneur tant qu'il ne mourra pas. » Ceci est donc le Grand Dajjal, et sous lui, il y a d'autres imposteurs, certains prétendant à la prophétie, d'autres mentant sans revendiquer la prophétie, selon le propos du Prophète (صلى الله عليه وسلم) : « À la fin des temps, il y aura parmi vous des gens menteurs et imposteurs ; méfiez-vous d'eux » [Sahih Muslim (7/7), Introduction]. Hallâj fut incontestablement un menteur imposteur et il fut légitimement tué, mais lorsqu'on demande si cet homme s'est repenti avant sa mort ou non, on répond : « Dieu seul sait ». Et Dieu est le plus savant.
[ثم دخلت سنة عشر وثلاثمئة]
فيها أُطْلقَ يوسفُ بن أبي السَّاج من الضِّيق، وكان معتقلًا، وردَّتْ إليه أمواله، وأُعيد إلى عمله، وأضيف إليه بُلْدان أخرى، ووظِّف عليه في كل سنة خمسمئة ألف دينار يحملُها إلى الحَضْرة، فبعث
= ولا دفعت عنهم شيئًا، وإنما هذا شيطان تمثل لأحدهم، فأغواهم لما أشركوا بالله. وهكذا جرى لغير واحد من أصحابنا من المشايخ مع أصحابهم؛ يستغيث أحدهم بالشيخ في أمرٍ فيرى الشيخ وقد جاء وقضى حاجته، ويقول لي ذلك الشيخ: إني لم أعلم بهذا. ويتبين أن ذلك كان شيطانًا، وشيخ كان يقال له السياخ توبناه، وجدَّد إسلامه، كان له قرين من الجن يقال له عنتر، يخبره بأشياء، فيصدق تارة ويكذب أخرى، ولما ذكرت له أنك تعبد شيطانًا من دون الله اعترف بأنه يقول له: يا عنتر، لا سبحانك، إنك إله قذر. وتاب من ذلك في قصة مشهورة. وقد قتل بسيف الشرع من قتل من هؤلاء، مثل الشخص الذي قتلناه سنة خمس عشرة وسبعمئة، وكان له قرين يأتيه ويكاشفه بأشياء، فيصدق تارة، ويكذب أمره أن ذلك القرين صار يقول: أنا رسول الله. ويذكر له أشياء في حال الرسول
ﷺ
، فشهد
ﷺ
عليه بأنه قال: إن النَّبِيّ يأتيني، ويقول لي كذا وكذا من الأمور التي يكفر من أضافها إلى الرسول
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، فذكرت لولاة الأمور أن هذا من جنى الكهان، وأن هذا الذي يأتيه شيطان، ولهذا لا يأتيه في الصورة المعروفة للنبي
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، بل في صورة منكرة. ويذكر عنه أنه يخضع له، ويبيح له أن يتناول المسكر وأمورًا أُخر، وكان كثير من الناس يظنون أنه كاذب فيما يقول ويخبر به من الرؤية، ولم يكن كاذبًا أنه رأى تلك الصورة، لكن كافرًا في اعتقاده أن ذلك رسول اللّه، ومثل هذا كثير، فمن لم ينور الله قلبه بحقائق الإيمان واتباع القرآن، التبس عليه الحق بالباطل، كما التبس على كثير من الناس حال مسيلمة الكذاب صاحب اليمامة وغيره من الكذابين، فاعتقدوا فيهم أنهم أنبياء، وإنما كانوا كذابين، وقد قال النَّبِيُّ
ﷺ
لا تقوم الساعة حتى يخرج فيكم أقوام دجالون كذابون، كلهم يزعم أنه رسول اللّه، وأعظم الدجاجلة فتنة الدجال الكبير الذي يقتله عيسى بن مريم، فإن النَّبِيّ
ﷺ
قال: ما من خلق آدم إلى قيام الساعة فتنة أعظم من فتنة الدجال. وأمر المسلمين أن يقول أحدهم في الصلاة: اللهم، إني أعوذ بك من عذاب جهنم، ومن عذاب القبر، ومن فتنة المسيح الدجال، ومن فتنة المحيا والممات [صحيح البخاري (١٣١١) في الجنائز، صحيح مسلم (٥٨٨) في المساجد ومواضع الصلاة].
وثبت في الصحيح عن النَّبِيِّ
ﷺ
أنه يقول للسماء: أمطري، فتمطر، ويقول للأرض: أنبتي، فتنبت، وأنه يقتل رجلًا مؤمنًا ثم يقول له: قم، فيقوم، فيقول: أنا ربك. فيقول: كذبت، بل أنت الأعور الكذاب الذي أخبرنا عنه رسول اللّه
ﷺ
، والله ما ازددت فيك إِلَّا بصيرة، فيقتله مرتين، ثم يريد أن يقتله في المرة الثالثة، فلا يسلط عليه. وهو يدعي الإلهية. وقد بين النَّبِيّ
ﷺ
فيه ثلاث علامات تنافي ذلك؛ أحدها: أنه أعور، وقال: إن ربكم ليس بأعور. [صحيح البخاري (٤١٤١) في المغازي والسير]. والثاني: أنه مكتوب بين عينيه: كافر ك ف ر، ويقرأه كل مؤمن من قارئ وغير قارئ. والثالث قوله
ﷺ
: واعلموا أن أحدًا منكم لن يرى ربه حتى يموت.
فهذا هو الدجال الكبير، ودون هذا دجاجلة، منهم من يدعي النبوة، ومنهم من يكذب بغير دعوى النبوة كقول النَّبِيّ
ﷺ
"يكون في آخر الزمان أقوام دجالون كذابون، فإياكم وإياهم" [صحيح مسلم (٧/ ٧) في المقدمة.
فالحلاج كان من الكذابين الدجاجلة بلا ريب، وقد قتل بحق بلا ريب، ولكن إذا قيل للرجل: هل تاب قبل الموت أو لم يتب قال: اللّه أعلم. والله أعلم.