Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Voici quelques vers qui lui sont attribués :

« Tu as envoyé quelqu’un s’enquérir de moi : comment j’allais et quelles peines et tristesses j’ai endurées après toi (1).
Puissé-je ne plus être si jamais je savais comment j’étais ; puissé-je ne plus être si jamais je savais comment je n’étais pas (2). »

Le cadi Ibn Khallikân dit : « On rapporte qu’ils seraient de Samnûn et non d’al-Hallâj (3). »

On trouve également parmi ses poèmes :

« Si jamais mon œil a veillé ou pleuré pour un autre que Toi, qu’il ne reçoive pas ce qu’il a espéré ni souhaité (4).
Et si mon âme a caché un autre que Toi, qu’elle ne contemple point les jardins de l’espérance sur Tes joues et qu’elle en perde la raison (5). »

On lui attribue aussi :

« Le monde ici-bas cherche à me tromper, comme si j’ignorais ce qu’il est.
Le Souverain en a proscrit l’illégitime, et moi je me suis préservé dans le licite.
Je l’ai trouvée dans la gêne, alors je lui ai offert ses plaisirs (6). »

On raconte qu’al-Hallâj (7) changeait souvent de tenue : tantôt il portait l’habit des soufis, tantôt des vêtements pauvres et usés, et parfois encore l’habit des soldats, se mêlant ainsi aux gens du siècle (8). Quelqu’un l’aurait vu un jour dans un accoutrement misérable, tenant à la main une gourde et un bâton alors qu’il errait sur les routes (9). Cet homme lui demanda : « Quelle est donc cette apparence (10) ? » Al-Hallâj déclama :

« Si je me retrouve un soir dans un habit usé,
Sache qu’il a vieilli sur un homme libre et généreux.
Ne te laisse pas leurrer si tu vois un état
Altéré par rapport à ce qu’il était jadis (11). »

(1) Dans l’édition (T) : « Awshakat », qui est une altération. (2) Omission dans (T). (3) Omission dans (T). (4) Son recueil (p. 118). (5) Wafayāt al-Aʿyān (2/144). (6) En marge de (H) et (B) : « Ne parvins pas à ce que j'espérais et souhaitais ». Dans (T) : « Ne donnai pas ce que j'espérais ». (7) Son recueil (p. 117). (8) Son recueil (p. 80), avec une différence de formulation. (9) Entre deux enclaves dans (T). (10) Dans (T) : Il fréquente les fils des riches, des rois et des soldats. (11) Dans (T) : certains de ses compagnons. (12) Dans (T) : « Ô Hallāj ».
ومما ينسب إليه من الشعر قوله: أرْسَلْتَ (١) تسألُ عنّي كيفَ كنتُ وما … لاقيتُ بَعْدَك منْ هَمٍّ ومن (٢) حَزَنِ لا كنتُ إن كنتُ أدري كيف كنتُ ولا … لا كنتُ إن كنت (٣) أدري كيف لم أكنِ (٤) قال القاضي ابن خَلِّكان: ويُروى لسَمْنُون لا للحَلَّاج (٥) . ومن شعره أيضًا فوله: متى سَهِرتْ عيني لغيركَ أو بَكَتْ … فلا أُعْطيتْ ما مُنِّيَتْ وَتَمنَّتِ (٦) وإن أضْمَرَتْ نفسي سِواكَ فلارَعَتْ … رياضَ المُنى منْ وَجْنَتيكَ وجُنَّتِ (٧) ومن شِعْره أيضًا: دُنيا تُغَالِطُني كأنِّـ … ـي لستُ أعرفُ حالَها حَظَرَ المليكُ حَرَامها … وأنا احتميتُ حلالَها وَوَجَدْتُها محتاجةً … فوهَبْتُ لذَّتها لها (٨) وقد كان [الحلاج] (٩) يتلوَّن في ملابسه، فتارةً يَلْبَسُ لباسَ الصُّوفيَّة، وتارةً يتجرَّد في ملابس مُزْرية، وتارة يلبس لباس الأجناد، ويعاشر أبناء الدُّنْيا (١٠) ، وقد رآه بعضُهم (١١) في لباس رثٍّ وبيده رَكْوة وعُكَّاز، وهو سائحٌ، فقال له: ما هذه الحال (١٢) ؟ فأنشأ يقول: لئن أمسيتُ في ثَوْبي عديمٍ … لقد بَلِيا على حُرٍّ كريمِ فلا يَغْرُرْكَ إن أبْصَرْتَ حالًا … مغيَّرةً عن الحالِ القديمِ
(١) في (ط): أوشكت، وهو تحريف. (٢) ساقطة من (ط). (٣) ساقطة من (ط). (٤) ديوانه (١١٨). (٥) وفيات الأعيان (٢/ ١٤٤). (٦) على هامش (ح) و (ب): فلا بلغت ما أملت وتمنت. وفي (ط): فلا أعطيت ما أملت. (٧) ديوانه (١١٧). (٨) ديوانه (٨٠) مع اختلاف في اللفظ. (٩) ما بين حاصرتين من (ط). (١٠) في (ط) ويعاشر أبناء الأغنياء والملوك والأجناد. (١١) في (ط) بعض أصحابه. (١٢) في (ط): يا حلاج.

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