Parmi les notables décédés cette année, il y eut :
• Ibrâhîm ibn Sufyân al-faqîh (1), celui qui transmit le recueil « Ṣaḥîḥ Muslim » de la part de Muslim.
• Aḥmad ibn al-Ṣalt (2) ibn al-Mughallis, Abû l-‘Abbâs al-Ḥimmânî : il faisait partie de ceux qui fabriquaient (forgeaient) des ḥadiths. Il transmit de son oncle (3) Jubâra ibn al-Mughallis, d’Abû Nu‘aym, de Muslim ibn Ibrâhîm, d’Abû Bakr ibn Abî Shayba, d’Abû ‘Ubayd al-Qâsim ibn Sallâm et d’autres, des ḥadiths qu’il inventa tous lui-même pour vanter les mérites d’Abû Ḥanîfa et pour d’autres sujets encore. Il attribua également à Yaḥyâ ibn Ma‘în, ‘Alî ibn al-Madînî et Bishr ibn al-Ḥârith des récits qui étaient tous mensongers. Abû l-Faraj ibn al-Jawzî a rapporté : « Muḥammad ibn Abî l-Fawâris m’a dit qu’Aḥmad ibn al-Ṣalt fabriquait des ḥadiths (4). »
• Isḥâq ibn Aḥmad al-Khuzâ‘î (5), al-Mufaḍḍal al-Jandî (6), et ‘Abd Allâh ibn Muḥammad ibn Wahb al-Dînawrî (7).
• ‘Abd Allâh ibn Thâbit ibn Ya‘qûb (8), Abû Muḥammad, appelé al-Maqwî al-Naḥwî, al-Tawwazî. Il s’établit à Bagdad et transmit de ‘Umar (9) ibn Shabbah. Abû ‘Amr al-Sammâk rapporta de lui.
Voici quelques vers de sa poésie (10) :
« Si tu n’es pas un mémorisateur vigilant,
Ton savoir, enfermé chez toi, ne te servira à rien.
Tu te présentes en ignorant à l’assemblée,
Tandis que ta science demeure enfouie dans tes livres.
Et quiconque se comporte ainsi de son vivant,
Verra ses jours le ramener en arrière. »