Ahmed ibn Yahyâ (1), Abû ‘Abd Allâh al-Jallâ’ (2), originaire de Bagdad, s’établit en Syrie et fut le compagnon d’Abû Turâb an-Nakhshabî (3) ainsi que de Dhû an-Nûn al-Misrî.
Abû Nu‘aym rapporta, avec sa chaîne de transmission, qu’il déclara : « Je dis à mes parents, alors que j’étais jeune : “J’aimerais que vous me vouiez à Dieu (Exalté soit-Il).” [Ils répondirent : “Nous t’avons voué à Dieu.”] (4). Puis je restai éloigné d’eux pendant une longue période. Ensuite, je retournai dans notre contrée un soir, au cours d’une nuit pluvieuse. Je me rendis à la porte et frappai (5). Ils demandèrent : “Qui est là ?” Je répondis : “C’est moi, votre enfant.” Ils répliquèrent : “Nous avions un fils, mais nous l’avons offert à Dieu (Exalté soit-Il). Nous sommes des Arabes (6) : nous ne revenons pas sur ce que nous avons donné.” Et ils ne m’ouvrirent pas la porte (7).
Al-Hasan ibn Yûsuf ibn [Ya‘qûb ibn] (8) Ismâ‘îl ibn Hammâd ibn Zayd (9), le juge (qâdî) Abû Ya‘lâ, était le frère du juge Abû ‘Umar Muhammad ibn Yûsuf (10). Il détenait la fonction de juge dans la province de l’Urdunn.
‘Abd Allâh ibn Ahmad ibn Mûsâ ibn Ziyâd (11), Abû Muhammad al-Jawâliqî, le juge, connu sous le nom de ‘Abdân, originaire d’Ahwâz, naquit en l’an 216. Il fut l’un des grands spécialistes (huffâz) reconnus, mémorisant cent mille hadiths. Il rassembla les maîtres (machaykh) et classa les hadiths par thèmes (abwâb). Il transmit de Hudba, de Kâmil ibn Talha et d’autres, et parmi ceux qui transmirent de lui figurent Ibn Sâ‘id, al-Muhâmilî et bien d’autres encore.