Parmi les notables décédés durant cette année, on mentionne :
Ibrâhîm ibn Ahmad ibn al-Hârith (1), Abû al-Qâsim al-Kilâbî, de l’école shafi‘ite. Il avait écouté les hadiths d’al-Hârith ibn Miskîn (2) et d’autres. C’était un homme pieux, qui étudia la jurisprudence (fiqh) selon le rite shafi‘ite (3). Il aimait la solitude et la réserve (4). Il s’éteignit au mois de Sha‘bân de cette année.
Aḥmad ibn al-Ḥasan al-Ṣûfî (5), l’un des maîtres de ḥadith les plus prolifiques et les plus âgés.
Aḥmad ibn ‘Umar ibn Surayj (6), Abû al-‘Abbâs, fut juge (qâḍî) à Shîrâz et rédigea près de quatre cents ouvrages (7). Il était l’un des imams de l’école shafi‘ite (8), surnommé « le faucon gris » (al-bâz al-ashhab). Il avait acquis son savoir juridique auprès d’Abû al-Qâsim al-Anmâṭî (9) et auprès des compagnons de l’imam al-Shâfi‘î, tel al-Muzanî (10) et d’autres. C’est par son intermédiaire que le madhhab shafi‘ite se diffusa dans de lointaines contrées. Nous avons exposé sa biographie dans « Tabaqât al-Shâfi‘iyya », où le lecteur trouvera de quoi se satisfaire.
Il mourut pendant le mois de Jumâdâ al-Ûlâ de cette même année, à l’âge de cinquante-sept ans et six mois. Qu’Allah lui fasse miséricorde. Ibn Khallikân rapporte qu’il serait mort un lundi, le vingt-cinquième de Rabî‘ al-Awwal, à l’âge de cinquante-sept ans et six mois (11). Sa tombe est un lieu de visite (12). Qu’Allah lui fasse miséricorde.