Qâsim ibn Zakariyya ibn Yaḥyā al-Muṭarriz al-muqriʾ (1)
Il était l’un des transmetteurs dignes de confiance. Il recueillit (des ḥadiths) de Abū Kuraib et de Suwayd ibn Saʿīd. Parmi ceux qui rapportèrent de lui figurent al-Khuldī et Ibn al-Jiʿābī (2). Il décéda à Bagdad cette année-là.
[Puis commença l’année trois cent six]
Au premier jour de muḥarram, soit le début de cette année, on inaugura le mārastān qu’avait fait construire la dame, mère d’al-Muqtadir. S’y installa le médecin Sinān ibn Thābit, et l’on y désigna des médecins, des serviteurs et des intendants. Les dépenses mensuelles de cet établissement s’élevaient à six cents dinars. Par ailleurs, Sinān ibn Thābit suggéra au calife de faire bâtir un hôpital, et ce dernier accepta. L’édifice fut construit et reçut le nom d’al-Muqtadirī.
Cette même année, parvinrent les nouvelles des émirs partis en campagne d’été, faisant état des forteresses que Dieu leur avait permis de conquérir en territoire byzantin.
Au cours de la même année, le peuple se livra à des troubles et répandit la rumeur de la mort d’al-Muqtadir bi-llāh. Celui-ci se mit en route à la tête de ses troupes et parvint jusqu’à al-Thurayyā, avant de revenir par Bāb al-ʿĀmmah. Il s’y arrêta longuement pour se montrer à la foule, puis se rendit à al-Shammāsiyyah, et redescendit ensuite en bateau jusqu’à la Dār al-Khilāfah sur le Tigre, apaisant ainsi les troubles.
Au cours de cette même année, al-Muqtadir confia la fonction de vizir à Ḥāmid ibn al-ʿAbbās, l’honorant d’une robe de distinction. Il partit alors, suivi de quatre cents esclaves lui étant attachés. [Il conserva son poste quelques jours (3)], puis on découvrit son incapacité [à administrer les affaires (3)]. On manda alors ʿAlī ibn ʿĪsā pour le seconder dans l’exécution et la supervision des affaires. Abū ʿAlī ibn Muqla faisait également partie de ceux qui rédigeaient les documents sous la surveillance du vizir Ḥāmid ibn al-ʿAbbās. Par la suite, toute la prééminence revint à ʿAlī ibn ʿĪsā, qui assuma seul la vizirat l’année suivante.
Cette année-là, la dame, mère d’al-Muqtadir, ordonna à sa kahramānah, appelée Mithla, de s’asseoir chaque vendredi dans la zawiya qu’elle avait bâtie à al-Ruṣāfah, afin d’y examiner les doléances qui lui étaient présentées par écrit. Les cadis et les fuqahāʾ assistaient à son audience.
Cette année, al-Faḍl ibn ʿAbd al-Malik al-Hāshimī conduisit les pèlerins pour le ḥajj.