Al-Nahār (1). On présenta le messager et son accompagnateur devant le calife à environ cent coudées de distance, tandis que le vizir ʿAlī ibn Muḥammad ibn al-Furāt se tenait devant le calife et que l’interprète se tenait plus bas que le vizir. Le calife s’adressa donc au vizir, qui à son tour s’adressa à l’interprète, et celui-ci s’adressa au messager et à son compagnon. Le calife leur accorda ensuite une distinction honorifique (2) et leur alloua cinquante « saqraq », chaque saqraq contenant cinq mille dirhams. Ils quittèrent alors sa présence, puis on les conduisit à travers le reste du palais du calife. Sur les berges du Tigre se trouvaient des éléphants, une girafe, des bêtes sauvages, des guépards et d’autres animaux, ce qui compte parmi les événements les plus extraordinaires survenus cette année.
Cette année-là, la conduite du pèlerinage fut assurée par al-Faḍl al-Hāshimī.
[Parmi les notables décédés cette même année] :
• Sulaymān ibn Muḥammad ibn Aḥmad Abū Mūsā (3), le grammairien koufite, connu sous le nom de al-Ḥāmiḍ (4). Il fut le compagnon de Thaʿlab (5) pendant quarante ans et lui succéda dans son cercle d’enseignement. Il compila « Gharīb al-Ḥadīth », « Khalq al-Insān », « al-Wuḥūsh », et « an-Nabāt ». Il était pieux et vertueux. Abū ʿAmr az-Zāhid (6) transmit de lui. Il mourut à Bagdad au mois de Dhū al-Ḥijja de cette année-là et fut inhumé à Bāb at-Tibn (7).
• ʿAbd Allāh ibn Shīrawayh al-Ḥāfiẓ (8), ʿImrān ibn Mujāshiʿ (9) et Abū Khalīfa al-Faḍl ibn al-Ḥubāb (10).