Ibn Nâjiyya (1).
[Puis arriva l’année deux cent deux (302) de l’Hégire]
Cette année-là, une lettre de Bichr (2) le serviteur parvint, annonçant qu’il avait infligé de lourdes pertes aux Byzantins et qu’il avait fait prisonniers cent cinquante patriciens (3) parmi eux. Les musulmans s’en réjouirent.
Au cours de cette même année, le calife al-Muqtadir fit circoncire cinq de ses fils. La cérémonie de la circoncision lui coûta six cent mille dinars, dont cinq mille furent jetés en guise d’offrande, plus cent mille dirhams. Il fit en outre circoncire, parfois même avant eux, un grand nombre d’orphelins et leur fit du bien (4). C’est là une belle action, qu’Allah lui accorde Sa miséricorde.
Cette année-là également, le calife confisqua à Abou ‘Abd Allâh ibn al-Jassâs (5) la somme de seize millions de dinars, sans compter la vaisselle et les habits précieux.
De même, il envoya ses fils à l’école (maktab), un jour qui fut mémorable.
Cette année-là, le vizir (6) fit bâtir le bîmâristân dans le quartier de Harbiyya à Bagdad, et y dépensa des sommes considérables. Qu’Allah le récompense pour cela.
La même année, les pèlerins furent conduits au ḥajj par al-Faḍl ibn ‘Abd al-Malik (7). Toutefois, des bédouins et un groupe de Qarmates attaquèrent les pèlerins sur le chemin du retour (8). Ils en tuèrent un grand nombre et firent prisonnières plus de deux cents femmes libres. « Nous appartenons à Dieu et c’est à Lui que nous faisons retour ».
[Parmi les notables décédés cette année-là]
Bichr ibn Naṣr ibn Manṣûr (9), Abou al-Qâsim, juriste shaféite originaire d’Égypte (10), connu sous le nom de Ghulâm