Aḥmad ibn Ḥanbal. Il fut le successeur d’al-Marwadhī. Il mourut le jour de l’Aïd al-Fiṭr et fut enterré près de la tombe de l’imam (1) Aḥmad [ibn Ḥanbal] (2).
Muḥammad ibn Ismāʿīl Abū ʿAbd Allāh al-Maghribī (3) : disciple de ʿAlī ibn Razīn et maître d’Ibrāhīm al-Khawwāṣ. Il possédait des états spirituels d’une grande vertu et vécut, avec son maître, chacun cent vingt ans. Abū ʿAbd Allāh al-Maghribī accomplit le pèlerinage à pied quatre-vingt-dix-sept fois. Il marchait la nuit dans l’obscurité, pieds nus, comme à la lumière du jour, et les pèlerins qui voyageaient à pied se mettaient sous sa conduite, car il leur indiquait le chemin. Il disait : « Depuis bien des années, je n’ai pas vu l’obscurité. » Ses pieds, malgré l’abondance de ses marches, ressemblaient à ceux d’une mariée choyée. Il tenait des propos agréables et bénéfiques. À sa mort, il demanda à être enterré à côté de son maître ʿAlī ibn Razīn, [et ces deux-là (4) reposent sur le Mont Ṭūr].
[Abū Nuʿaym (5) a relaté : « Abū ʿAbd Allāh al-Maghribī faisait partie de ceux qui vécurent très longtemps, il s’éteignit à l’âge de cent vingt ans, et sa tombe se trouve au Mont Ṭūr Sīnāʾ, près de celle de son maître ʿAlī ibn Razīn. » Abū ʿAbd Allāh a dit : « La meilleure des actions consiste à employer son temps à ce qui est conforme [aux prescriptions] (6). » Il a également déclaré : « Le vrai pauvre est celui qui ne s’appuie sur aucune ressource dans le monde, hormis sur Celui auprès de qui il reconnaît son indigence, afin qu’Il l’assiste par Son secours, tout comme Il l’a déjà honoré en le rendant démuni vis-à-vis de Lui. » Et il a dit : « La pire humiliation pour quelqu’un est celle d’un pauvre qui flatte un riche et s’abaisse devant lui, et la plus grande noblesse pour toute personne est celle d’un riche qui s’incline devant un pauvre ou préserve sa dignité (7). »]
Muḥammad ibn Abī Bakr ibn Abī Khaythama (8) : Abū ʿAbd Allāh al-Ḥāfiẓ, fils d’un grand mémorisateur (ḥāfiẓ). Son père faisait appel à lui pour la collecte de données historiques. Il était intelligent, perspicace, instruit et mémorisait parfaitement. Il mourut au mois de Dhū al-Qaʿdah de cette même année.
Ibn Kaysān al-Naḥwī (9) : Muḥammad ibn Aḥmad ibn Kaysān al-Naḥwī. Il était l’un de ceux qui détenaient à profusion la science de la grammaire, et il maîtrisait à la fois la méthode des grammairiens de Bassora et de Koufa. Ibn Mujāhid, spécialiste de la lecture coranique, a dit : « Ibn Kaysān surpassait les deux maîtres al-Mubarrad et Thaʿlab en grammaire. »