Ils possédaient énormément de richesses, ce qui le fortifia et raffermit son pouvoir ; le calife dépêcha alors une autre armée nombreuse contre eux, et il advint de lui et d’eux ce que nous mentionnerons.
Cette année-là, Ismaïl ibn Ahmad as-Samanî, gouverneur de Khorasan et de Transoxiane, conquit une partie des terres turques.
Cette année-là, les Byzantins lancèrent un raid sur certains territoires d’Alep, [ils tuèrent, pillèrent et emmenèrent des captifs] (1).
Cette année-là également, al-Fadl ibn ‘Abd al-Malik al-Hâshimî dirigea le pèlerinage.
Parmi les notables décédés cette année se trouve : ‘Abd Allâh ibn Muhammad Abû al-‘Abbâs an-Nâshi’ (2), poète et mu‘tazilite, originaire d’al-Anbâr. Il vécut un temps à Bagdad, puis s’installa en Égypte où il mourut. Il était [d’un esprit vif] (3), s’opposait aux poètes et réfutait les logiciens ainsi que les spécialistes de prosodie (4). Poète accompli, il avait toutefois un caractère quelque peu fantasque (5). Il composa un beau poème sur la généalogie du Messager de Dieu (ﷺ), que nous avons cité dans la Sîra (6).
Le qâdî Ibn Khallikân (7) affirme qu’il était très versé dans plusieurs disciplines, dont la logique. Doté d’une grande vivacité d’esprit, il composa un poème abordant différents domaines du savoir en maintenant une seule rime, atteignant quatre mille vers, et laissa plusieurs ouvrages remarquables ainsi que de nombreuses poésies. Il ajoute (8) : « Quant à an-Nâshi’ al-Asghar, il viendra plus tard. »
‘Ubayd Allâh ibn Muhammad ibn Khalaf, Abû Muhammad al-Bazzâr (9), faisait partie des juristes parmi les disciples d’Abû Thawr ; il avait une bonne connaissance du fiqh (10) et figurait parmi les personnes fiables et estimées.