«Al-Maṣūn», «La Divergence des grammairiens», «Les significations du Coran», et le «Livre des Lectures», ainsi que «Les significations de la poésie» et «Les erreurs commises par le commun», et il a encore mentionné de nombreuses autres œuvres.
Parmi les vers qui lui sont attribués (1) :
«Si tu étais la subsistance de l’âme et que tu l’abandonnais… combien de temps tiendrait l’âme dont tu es pourtant la nourriture ?
Tu demeureras comme un lézard dans l’eau ou tel un poisson demeuré auprès d’une steppe (2) couverte de verdure.
T’a-t-il abusé de croire que j’ai résisté vaillamment, alors qu’en moi il est quelque chose de toi qui finira par la détruire ?
Si ce qui m’accable touchait les rochers, elles en seraient brisées, et si ce même vent soufflait longtemps, il finirait par s’éteindre.
Patience donc, afin que Dieu, peut-être, nous réunisse : je ne manquerai pas alors de te confier les peines que tu m’as causées (3).»
Al-Qāsim ibn ʿUbayd Allāh (4), fils de Sulaymān ibn Wahb le vizir, exerça la fonction de vizir après son père à la fin du règne d’al-Muʿtaḍid, puis il fut vizir pour son fils al-Muktafī. Lorsque vint le mois de Ramaḍān de cette année-là, il tomba malade et envoya l’ordre de libérer, depuis les geôles, ceux qui avaient été injustement emprisonnés. Il mourut au mois de Dhū al-Qaʿda de la même année, à l’âge d’environ trente-trois ans. Il bénéficiait d’une grande faveur auprès du calife et laissa des biens de l’ordre de sept cent mille dīnārs.
Muḥammad ibn Muḥammad ibn Ismāʿīl ibn Shaddād (5), Abū ʿAbd Allāh al-Baṣrī, juge à Wāsiṭ, connu sous le nom d’al-Judhūʿī, transmit ses enseignements (ḥaddatha) d’après Musaddad, ʿAlī ibn al-Madīnī, Ibn Numayr et d’autres. Il était au nombre des transmetteurs dignes de confiance, parmi ces juges généreux, intègres et sûrs.
Parmi les notables décédés au cours de cette même année figure également Muḥammad ibn Ibrāhīm al-Būshanjī (6).