Et en cette même année, les Qarmates s’approchèrent de Bassora, si bien que ses habitants prirent une grande frayeur et envisagèrent de partir, mais le gouverneur les en empêcha.
[Parmi ceux qui moururent cette année parmi les notables]
Bishr ibn Mûsâ ibn Sâliḥ Abû ʿAlî al-Asadî (1) : Il naquit en 190 H. Il entendit un seul hadith de Rawḥ ibn ʿUbâda et en entendit de nombreux autres de Hawdah ibn Khalîfa, al-Ḥasan ibn Mûsâ al-Ashyab, Abû Nuʿaym, ʿAlî ibn al-Jaʿd, al-Aṣmaʿî et bien d’autres.
Ceux qui rapportèrent de lui sont Ibn al-Munâdî, Ibn Makhld, Ibn Ṣâʿid, an-Najjâd, Abû ʿAmr az-Zâhid, al-Khaldî, as-Sulamî, Abû Bakr ash-Shâfiʿî, Ibn aṣ-Ṣawwâf, et d’autres encore.
Il était digne de confiance, sûr, noble et bon mémorisateur, issu d’une famille de renom. Aḥmad l’honorait. Parmi ses poèmes (2) :
« J’ai faibli, et quiconque a dépassé quatre-vingts faiblit,
Et tout ce qu’il connaissait autrefois, il ne le reconnaît plus.
Il avance lentement, tel un prisonnier enchaîné,
Ses pas se rapprochent dans le fer, et il ploie. » (3)
Thâbit ibn Qurra (4) : Fils de Hârûn—on dit aussi : fils de Zahrûn ibn Thâbit ibn Karâyâ (5) ibn Ibrâhîm le Sabéen—philosophe de Ḥarrân, auteur de nombreux ouvrages. Il figura, entre autres, comme celui qui retravailla le livre d’Euclide, traduit auparavant par Ḥunayn ibn Isḥâq al-ʿAbâdî.
À l’origine, il exerçait comme changeur de monnaie à Ḥarrân, puis il abandonna ce métier pour se consacrer aux sciences anciennes. Il y acquit un rang élevé auprès des siens, puis gagna Bagdad où son prestige grandit. Il se rendait auprès du calife en compagnie des astrologues, tout en demeurant dans la religion sabéenne.
Son petit-fils, Thâbit ibn Sinân, composa une chronique remarquable, faisant preuve d’éloquence, d’habileté et de grande maîtrise. Son oncle, Ibrâhîm ibn Thâbit ibn Qurra, était également un médecin compétent.
Le juge Ibn Khallikân (puisse Dieu lui faire miséricorde) les a tous recensés dans cette biographie.
Al-Ḥasan ibn ʿAmr ibn al-Jahm (6), Abû al-Ḥusayn ash-shîʿî, appartenait aux chiites d’al-Manṣûr, et non aux Rawâfiḍ.