Ishāq ibn Mūsā ibn ʿImrān, le juriste, Abū Yaʿqūb al-Isfarāʾīnī, de l’école shāfiʿite (1).
ʿUbayd Allāh ibn ʿAlī ibn al-Ḥasan ibn Ismāʿīl, Abū al-ʿAbbās al-Hāshimī (2) ; il exerça la fonction de ḥisba à Bagdad, ainsi que l’imamat de la mosquée de al-Ruṣāfa.
ʿAbd al-ʿAzīz ibn Muʿāwiya al-ʿAttābī, descendant de ʿAttāb ibn Asīd (3), originaire de Baṣra, se rendit à Bagdad et transmit des traditions de Azhur as-Sammān et Abū ʿĀṣim an-Nabīl.
Yazīd ibn al-Haytham ibn Ṭahmān, Abū Khālid ad-Daqqāq, surnommé al-Bād. Ibn al-Jawzī (4) affirme que la désignation correcte est « al-Bādī », car il naquit jumeau et fut le premier à voir le jour. Il rapporta (des hadiths) de Yaḥyā ibn Maʿīn et d’autres, et fut considéré comme digne de confiance et vertueux.
Puis arriva l’an 285 (de l’Hégire). Cette année-là, Ṣāliḥ ibn Mudrik aṭ-Ṭāʾī attaqua les pèlerins à al-Ajfur ; il s’empara de leurs biens, de leurs femmes et de leurs serviteurs. On rapporte qu’il leur prit pour deux millions de dinars.
Au mois de Rabīʿ al-Awwal de cette même année, le dimanche, dix jours avant sa fin, une obscurité extrêmement dense se leva dans les environs de Kūfa, puis des pluies mêlées d’orages et d’éclairs d’une violence inégalée s’abattirent. Dans certains villages, il tomba des pierres blanches et noires, ainsi qu’une grêle de gros grêlons, dont chacun pesait cent cinquante dirhams. Les vents déracinèrent une grande quantité de palmiers et d’arbres autour du Tigre, dont le niveau s’éleva considérablement, suscitant la crainte de voir Bagdad inondée.
Cette même année, Rāghib le serviteur, affranchi d’al-Muwaffaq, envahit les terres byzantines. Il y conquit de nombreuses forteresses, captura une multitude de femmes et d’enfants, puis fit exécuter trois mille prisonniers masculins. Il revint sain et sauf, renforcé et victorieux.
Cette année-là également, la direction du pèlerinage fut assurée par Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Dāwūd al-Hāshimī.
C’est également au cours de cette année que mourut Aḥmad ibn ʿĪsā ibn ash-Shaykh, seigneur d’Āmid. Son fils Muḥammad lui succéda. Al-Muʿtaḍid, accompagné de son fils Abū Muḥammad al-Muktafī, vint alors l’assiéger. Il sortit lui prêter allégeance, et al-Muʿtaḍid reçut la ville de ses mains. Il lui offrit une robe d’honneur, honora sa famille, lui fit bon accueil et plaça son fils al-Muktafī à la tête de la cité.