Dans cette année :
Le calife al-Muʿtaḍid envoya son vizir, ʿAbd Allāh ibn Sulaymān ibn Wahb, combattre ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz ibn Abī Dulaf. Lorsqu’il l’atteignit, ʿUmar sollicita son amân (sauvegarde) et il le lui accorda. Il l’emmena donc auprès du calife. Les émirs vinrent à sa rencontre sur ordre du calife, qui l’honora en lui remettant une robe d’apparat et lui accorda ses bienfaits.
[Et parmi les notables qui décédèrent cette année] :
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Ibrāhīm ibn Isḥāq ibn Ibrāhīm ibn Mihrān : Abū Isḥāq al-Thaqafī al-Sazāj al-Naysābūrī. L’imām Aḥmad ibn Ḥanbal avait coutume de se rendre chez lui, dans le quartier de Qaṭīʿat al-Rabīʿ, sur la rive occidentale de Bagdad. Il y était à son aise et y rompait le jeûne en sa compagnie. C’était un savant vertueux, de confiance et parmi les adorateurs dévoués. Il mourut au mois de Ṣafar de cette année.
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Isḥāq ibn Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn Khāzim ibn Sunayn : Abū l-Qāsim al-Khatlī. Il ne s’agit pas de la personne déjà mentionnée précédemment. Il écouta (les ḥadiths de) Dāwūd ibn ʿAmr, ʿAlī ibn al-Jaʿd et de nombreux autres transmetteurs. Al-Dāraquṭnī l’a jugé peu fiable, disant : « Il n’est pas fort. » Il mourut cette année, âgé d’environ quatre-vingts ans.
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Sahl ibn ʿAbd Allāh ibn Yūnus al-Tustarī : Abū Muḥammad, l’un des imams du soufisme. Il rencontra Dhū l-Nūn al-Miṣrī. On rapporte de lui ces belles paroles : « Hier est mort, aujourd’hui est en agonie, et demain n’est pas encore né. » Il en va de même pour ce qu’a dit un poète : « Ce qui est déjà passé est perdu, l’avenir est inconnu, et seule te revient l’heure présente. » Le qāḍī Ibn Khallikān (5) rapporte que Sahl suivit la voie (spirituelle) sous la direction de son oncle maternel, Muḥammad ibn Suwwār, et que, selon certains, il serait décédé en l’an 273 [de l’Hégire]. Dieu sait mieux.
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ʿAbd al-Raḥmān ibn Yūsuf ibn Saʿīd ibn Khirāsh : Abū Muḥammad al-Ḥāfiẓ al-Marwazī, l’un des grands voyageurs et spécialistes du ḥadith, expert en critique des transmetteurs (al-jarḥ wa-l-taʿdīl). On l’accusait d’incliner quelque peu vers le chiisme. Dieu sait mieux.