Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

En l’an deux cent soixante et onze, al-Muʿtaḍid Abū al-ʿAbbās Aḥmad ibn al-Muwaffaq pratiqua une saignée alors que son père était encore en vie. Ils livrèrent ensuite un combat acharné dans la région d’al-Ramla — certains disent plutôt en Haute-Égypte. Khumārawayh fut défait et s’enfuit sur un âne, tandis que son armée se retourna contre al-Muʿtaḍid, qui à son tour prit la fuite, comme nous l’avons déjà mentionné. Par la suite, il épousa la fille de Khumārawayh et ils se réconcilièrent.

Lorsque vint le mois de Ḏū al-Ḥijja de cette même année, les serviteurs eunuques se jetèrent sur Khumārawayh et l’égorgèrent alors qu’il se trouvait dans son lit, car il les accusait d’avoir commis des offenses avec ses concubines. Il mourut à l’âge de trente-deux ans. Son fils Hārūn ibn Khumārawayh lui succéda et il fut le dernier souverain de la dynastie ṭūlūnide.

Ibn al-Athīr mentionne, parmi ceux qui sont décédés cette année-là, ʿUthmān ibn Saʿīd ibn Khālid, Abū Saʿīd al-Dārmī, le juriste chaféite, qui étudia le fiqh auprès d’al-Buwayṭī, lui-même disciple de l’imam al-Chāfiʿī. Puis al-Faḍl ibn Muḥammad ibn al-Musayyib : fils de Mūsā ibn Zuhayr ibn Yazīd ibn Kaysān ibn Bādhān, roi du Yémen, lequel Bādhān s’était converti à l’islam du vivant du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Abū Muḥammad al-Chaʿrānī, homme de lettres, juriste, dévot, grand mémorisateur (ḥāfiẓ) et voyageur, élève de Yaḥyā ibn Maʿīn, transmit de lui des points précieux relatifs à l’évaluation des narrateurs (al-jarḥ wa-l-taʿdīl) et à d’autres domaines. Il étudia également auprès d’Aḥmad ibn Ḥanbal et dʿAlī ibn al-Madīnī ; il apprit la récitation coranique auprès de Khalaf ibn Hishām al-Bazzār et la langue auprès d’Ibn al-Aʿrābī, et il jouissait d’une grande fiabilité et d’un rang éminent.

[Abū al-ʿAynāʾ] : il s’agit de Muḥammad ibn al-Qāsim ibn Khallād, Abū al-ʿAynāʾ al-Baṣrī, un poète aveugle, homme de lettres, rhétoricien et linguiste, élève d’al-Aṣmaʿī. Son kunyā était Abū ʿAbd Allāh, et on l’appela Abū al-ʿAynāʾ parce qu’il fut interrogé sur le diminutif du mot « ʿAynāʾ », et il répondit : « ʿUyaynāʾ ». Il avait une connaissance approfondie de la littérature, des anecdotes et des traits d’esprit. Quant au ḥadith, il n’en connaissait que peu.

(1) Ce qui est entre parenthèses est omis dans la source A. (2) Dans les sources B et Tha : « il a été vaincu » comme indiqué précédemment. (3) Al-Kāmil d'Ibn al-ʿAṯīr (vol. 7, p. 475). (4) Ibn al-ʿAṯīr ajoute : « et la Littérature d’Ibn al-ʿArābī ». (5) Al-Muntaẓam (vol. 5, p. 155), Al-Lubāb (vol. 2, p. 199), Tadhkirat al-Ḥuffāẓ (vol. 2, p. 626), Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ (vol. 13, p. 317), Shudh'rāt adh-Dhahab (vol. 2, p. 179). (6) L’histoire de sa conversion à l’islam dans la Sīrah d’Ibn Hishām (vol. 1, p. 69). (7) Il était connu ainsi parce qu’il envoyait ses poèmes. (8) Ṭabaqāt ash-Shuʿarāʾ d’Ibn al-Muʿtazz (p. 415), Tārīkh Baghdād (vol. 3, p. 170), al-Muntaẓam (vol. 5, p. 156), Muʿjam al-Adabāʾ (vol. 18, p. 286), Wafayāt al-Aʿyān (vol. 4, p. 343), Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ (vol. 13, p. 308), Shudh'rāt adh-Dhahab (vol. 2, p. 180). (9) Dans la source A : « son œil ».
سنة إحدى وسبعين ومئتين، ففصده المعتضد أبو العباس أحمد بن الموفق في حياة أبيه] (١) ، فاقتتلوا قتالًا شديدًا، في أرض الرملة، وقيل: في أرض الصعيد. فانهزم (٢) خُمَارَوَيْه هاربًا على حمار، وكرَّ جيشه على المعتضد، فهرب كما قدَّمنا. ثم تزوَّج ابنته وتصافيا بعد ذلك. فلما كان في ذي الحجّة من هذه السنة عَدَا الخدم من الخصيان على خُمَارَوَيْه، فذبحوه وهو على فراشه، وذلك لأنه اتَّهمهم بجواريه، فمات عن ثنتين وثلاثين سنة، فقام بالأمر من بعده ولدُه هارون بن خُمَارَوَيْه، وهو آخر الطولونية. وذكر ابن الأثير (٣) فيمن توفي في هذه السنة: عثمان بن سعيد بن خالد، أبو سعيد الدَّارمي، الفقيه الشافعي. أخذ الفقه عن البويطيّ، صاحب الشافعي (٤) . الفضل بن محمَّد بن المسيّب (٥) : ابن موسى بن زهير بن يزيد بن كَيْسان بن بَاذَان ملك اليمن، وقد أسلم (٦) بَاذَان في حياة رسول الله ﷺ ، أبو محمد الشَّعْراني (٧) الأديب الفقيه العابد الحافظ الرحَّال، تلميذ ليحيى بن مَعين، وروى عنه الفوائد في الجرح والتعديل وغير ذلك، وكذلك أخذ عن أحمد بن حنبل، وعليّ بن المديني؛ وقرأ على خَلَف بن هشام البزار؛ وتعلم اللغة من ابن الأعرابي، وكان ثقة كبير القدر. [أبو العَيْنَاء] (٨) : محمّد بن القاسم بن خَلاد، أبو العَيْنَاء البَصْريّ، الضرير، الشاعر الأديب البليغ اللغويّ، تلميذ الأصمعي. وكنيته أبو عبد الله، وإنما لُقِّب بأبي العَيْنَاء؛ لأنه سئل عن تصغير عيناء (٩) فقال: عُيَيْناء، وله معرفة تامّة بالأدب والحكايات والمُلَح؛ فأمَّا الحديثُ فليس له منه إلا القليل.
(١) ما بين قوسين ساقط في آ. (٢) في ب، ظا: فانهزم كما قدمنا. (٣) الكامل لابن الأثير (٧/ ٤٧٥). (٤) زاد ابن الأثير: والأدب عن ابن الأعرابي. (٥) المنتظم (٥/ ١٥٥)، اللباب (٢/ ١٩٩)، تذكرة الحفاظ (٢/ ٦٢٦)، سير أعلام النبلاء (١٣/ ٣١٧)، شذرات الذهب (٢/ ١٧٩). (٦) قصة إسلامه في سيرة ابن هشام (١/ ٦٩). (٧) عُرف بذلك لكونه كان يرسِل شعْرَه. (٨) طبقات الشعراء لابن المعتز (٤١٥)، تاريخ بغداد (٣/ ١٧٠)، المنتظم (٥/ ١٥٦)، معجم الأدباء (١٨/ ٢٨٦)، وفيات الأعيان (٤/ ٣٤٣)، سير أعلام النبلاء (١٣/ ٣٠٨)، شذرات الذهب (٢/ ١٨٠). (٩) في آ: عينه.

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