Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

L’imam Abū ‘Abd Allāh al-Bukhārī a dit : « Isḥāq ibn Ibrāhīm nous a rapporté, puis Rawḥ ibn ‘Ubādah, d’après ‘Awf, d’après al-Ḥasan, Muḥammad et Khilās, d’après Abū Hurayrah, qui a dit : Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : “Moïse était un homme d’une grande pudeur, qui voilait son corps au point que personne ne voyait sa peau, en raison de sa pudeur. Des gens parmi les Enfants d’Israël l’ont offensé et ont dit : ‘S’il se couvre ainsi, c’est sans doute qu’il a un défaut sur la peau : soit la lèpre, soit une hernie, soit quelque autre affliction.’ Or Dieu a voulu l’innocenter de ce qu’ils disaient à son sujet. Un jour, il s’isola et déposa ses vêtements sur une pierre avant de se laver. Quand il eut fini, il se dirigea pour récupérer ses vêtements, mais la pierre s’enfuit avec ses habits. Il saisit alors son bâton et se mit à poursuivre la pierre en criant : ‘Ma tenue, ô pierre ! Ma tenue, ô pierre !’ jusqu’à ce qu’il atteigne un groupe des Enfants d’Israël, qui le virent nu, et constatèrent qu’il était l’homme le plus parfait que Dieu ait créé. Ainsi, Dieu l’innocenta de ce qu’on lui imputait. Moïse se saisit ensuite de ses vêtements, s’en revêtit, puis il se mit à frapper la pierre de son bâton. Par Dieu, la pierre en conserva des marques, trois, quatre ou cinq traces de coups.” » Puis il dit : « C’est à ce propos que Dieu — Exalté soit-Il — a révélé : “Ô vous qui croyez, ne soyez pas comme ceux qui ont offensé Moïse : Dieu l’innocenta de ce qu’ils disaient, et il était honorable auprès de Dieu.” » (33:69)

L’imām Aḥmad a rapporté ce ḥadīth selon ‘Abd Allāh ibn Shaqīq et Hammām ibn Munabbih, d’après Abū Hurayrah. Il figure également dans les deux Ṣaḥīḥ (al-Bukhārī et Muslim), transmis par ‘Abd al-Razzāq d’après Ma‘mar, d’après Hammām, qui le tient de lui. Muslim le rapporte aussi d’après ‘Abd Allāh ibn Shaqīq al-‘Uqaylī, d’après Abū Hurayrah. Certains Anciens (al-Salaf) ont dit : “Moïse était détenteur d’un grand prestige (wajāha) auprès de Dieu. Il intercéda en faveur de son frère auprès du Seigneur et demanda qu’il fût son auxiliaire : Dieu exauça sa requête, lui accorda son désir et le désigna prophète, comme Il dit : ‘Et Nous lui avons accordé, par Notre miséricorde, son frère Hārūn, comme prophète’.” Puis il poursuivit.

(1) Dans l'édition d'Ibn. Dans l'édition B, ici, cinq lignes sont écrites d'une écriture différente de celle de l'original, et contiennent un texte différent de celui des éditions A et d'Ibn. Il est ainsi : « Nous a relaté Isḥāq ibn Ibrāhīm qui a dit : ‘Nous a relaté ʿAbd al-Razzāq, de Muʿammar, de Hammām ibn Munabbih, d’Abū Hurayra, du Prophète - paix et bénédictions sur lui - qui a dit : “Les enfants d’Israël se lavaient nus, se regardant les uns les autres, tandis que Mūsā - paix sur lui - se lavait seul. Ils dirent : ‘Qu’est-ce qui empêche Mūsā de se laver avec nous ?’ On répondit : ‘Parce qu’il a de l’udirah.’ Un jour, Mūsā alla se laver, il posa son vêtement sur une pierre, la pierre s’enfuit avec le vêtement, et Mūsā courut après en disant : ‘Mon vêtement, ô pierre !’ Les enfants d’Israël virent alors Mūsā et dirent : ‘Par Dieu, Mūsā ne souffre pas.’ Il reprit son vêtement et se mit à frapper la pierre six ou sept fois.’» Abū Hurayra dit : ‘Vraiment, il frappa la pierre six ou sept coups.’ Ce hadith est rapporté par al-Boukhârî (1/385) au chapitre du lavage, section « Qui s’est lavé nu seul ». Il le rapporte par Isḥāq ibn Naṣr d’ʿAbd al-Razzāq. (2) Dans l’édition d’Ibn : « aw ». Al-ʾIdrah, avec une hamza placée sur la lettre ʾalif et un dâl sakin ; certains disent avec deux fatḥa : désigne une soufflerie dans les testicules. (3) Comme dans l’édition d’Ibn. Dans l’édition A : « wa abra’ahu », ce qui a été ajouté ici par Ibn Kathîr dans le texte, et non dans le terme d’al-Boukhârî. (4) Fin du conflit avec l’édition B. (5) Rapporté par al-Boukhârî sous le numéro (3404), dans le chapitre des Prophètes, section 28. (6) Al-Musnad (2/514-515). (7) Rapporté par al-Boukhârî numéro (278) et Muslim numéro (339) au chapitre des menstruations, section sur la permission de se laver nu en privé. (8) Dans les hadiths des Prophètes dans son Sahîh (339) (156).
قال الإمام أبو عبد اللّه البخاري: حَدَّثَنَا إسحاق (١) بن إبراهيم، حَدَّثَنَا رَوح بن عبادة، عن عوف، عن الحسن ومحمد وخِلاس، عن أبي هريرة قال: قال رسول اللّه ﷺ : "إنَّ مُوْسَى كانَ رَجُلًا حَيِيًّا سِتِّيْرًا لا يَرَى جِلْدَهُ شَيْءٌ استحياءً منه، فآذاهُ مَن أذاه مِن بني إسْرائيلِ، فقالوا: ما يَسْتَتِرُ هذا التَّسَتُرَ إلّا مِن عَيْبٍ بِجِلْدِهِ إمّا بَرَصٌ وإما أُدْرَة (٢) وإمّا آفةٌ. وإنَّ اللّهَ – Exalté soit-Il – أرادَ أنْ يُبَرِّأَهُ مِمَّا قالُوا لِموسى، فَخَلَا يَوْمًا وَحْدَهُ، فَوَضَعَ ثِيابَهَ عَلى الحَجَرِ، ثُمَّ اغْتَسَلَ، فَلَمَّا فرَغَ أَقْبَلَ عَلَى ثِيابِهِ لِيَأْخُذَهَا، وأنّ الحَجَرَ عَدَا بِثَوْبهِ، فأخَذَ مُوسى عَصَاهُ وطَلَبَ الحَجَرَ فَجَعَل يَقُولُ: ثَوبي حَجَرٌ، ثوبي حَجَرٌ، حَتّى انْتَهَى إلى مَلإٍ مِن بني إسْرائيل، فَرَأَوْهُ عُرْيانًا أحْسَنَ ما خَلَقَ اللهُ وبرّأهُ (٣) مِمّا يَقُوْلُونَ. وقامَ الحجَرُ فأخَذَ ثَوبَهُ فَلَبِسَهُ وَطَفِقَ بالحجَرِ ضَرْبًا بعصاهُ، فواللّهِ إن بالحجَرِ لنَدَبًا مِنْ أَثَر ضَرْبهِ ثلاثًا أوْ أرْبعًا أو خَمْسًا (٤) ، قال: فذلك قولُه – Exalté soit-Il – : ﴿يَاأَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَكُونُوا كَالَّذِينَ آذَوْا مُوسَى فَبَرَّأَهُ اللَّهُ مِمَّا قَالُوا وَكَانَ عِنْدَ اللَّهِ وَجِيهًا﴾ (٥) . وقد رواه الإمام أحمد من حديث عبد اللّه بن شقيق، وهمّام بن منبه، عن أبي هريرة، به (٦) . وهو في "الصحيحين" (٧) من حديث عبد الرزاق عن معمر عن همام عنه، به. ورواه مسلم من حديث عبد اللّه بن شقيق العقيلي عنه (٨) . قال بعض السلف: كان من وجاهته أنّه شفع في أخيه عند اللّه، وطلب منه أن يكون معه وزيرًا، فأجابه الله إلى سُؤاله، وأعطاه طَلِبَتَهُ، وجعله نبيًا كما قال: ﴿وَوَهَبْنَا لَهُ مِنْ رَحْمَتِنَا أَخَاهُ هَارُونَ نَبِيًّا﴾. ثم قال
(١) في ط: ابن. وفي ب، هنا، خمسة أسطر كتبت بخط مخالف، لخط الأصل، وفيها نص مخالف لنص أ وط. وهو: (حدثنا إسحاق بن إبراهيم قال: حدثنا عبد الرزاق، عن معمر، عن همام بن منبه، عن أبي هريرة، عن النبي - ﷺ - قال: "كانت بنو إسرائيل يغتسلون عراة، ينظر بعضهم إلى بعض، وكان موسى - ﷺ - يغتسل وحده. فقالوا: واله ما يمنع موسى أن يغتسل معنا إلا أنه آدر فذهب مرة يغتسل، فوضع ثوبه على حجر ففر الحجر بثوبه، فخرج موسى في إثره يقول: ثوبي يا حجر حتى نظرت بنو إسرائيل إلى موسى وقالوا: والله ما بموسى من بأس. وأخذ ثوبه، فطفق بالحجر ضربًا". قال أبو هريرة: واله إنه لندب بالحجر ستة أو سبعة ضربًا بالحجر). وهذا الحديث رواه البخاري (١/ ٣٨٥)، في الغسل، باب من اغتسل عريانًا وحده. وهو فيه عن إسحاق بن نصر عن عبد الرزاق. (٢) في ط: أو. والأدرة، بضم الهمزة وسكون الدال، وقيل بفتحتين: نفخة في الخصية. (٣) كذا في ط. وفي أ: وأبرأه وهذا مما زاده ابن كثير هنا في النص وليس في لفظ البخاري. (٤) نهاية الخلاف مع ب. (٥) أخرجه البخاري: برقم (٣٤٠٤) في الأنبياء، باب (٢٨). (٦) المسند (٢/ ٥١٤ - ٥١٥). (٧) رواه البخاري رقم (٢٧٨) ومسلم برقم (٣٣٩) في الحيض، باب جواز الاغتسال عريانًا في الخلوة. (٨) في أحاديث الأنبياء من صحيحه (٣٣٩) (١٥٦).

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