Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Voici la traduction en français :

« Il a dit : “L’agrément avant le décret est un abandon (à Dieu), et l’agrément au moment du décret est une soumission.” (1)

Al-Bayhaqî a rapporté, avec sa chaîne de transmission, qu’on l’interrogea au sujet de la parole prophétique : “Les cœurs sont naturellement portés à aimer celui qui leur fait du bien.” Il répondit : “Ô merveille ! Comment celui qui ne considère aucun bienfaiteur en dehors de Dieu ne penche-t-il pas de tout son être vers Lui ?” (2)

J’ai dit : Ce hadith n’est pas authentique, mais la parole qu’il cite est belle (3).

Son fils Saʿîd a rapporté : “J’ai demandé à mon père un daniq d’argent. Il me répondit : ‘Ô mon fils, patiente. Si ton père avait voulu que les rois accourent à sa porte, ils ne s’y seraient pas refusés.’” (4)

Selon ce que rapporte l’historien Ibn ʿAsâkir (5), il dit également : “Un jour, j’ai souffert d’une faim si intense que j’ai envisagé de demander à Dieu de la nourriture. Puis je me suis dit : ‘Cela contredirait le principe de la confiance (en Dieu).’ J’ai alors pensé Lui demander la patience. C’est alors qu’une voix m’interpella :

‘Et il prétend être proche de Nous
Et que Nous n’abandonnons jamais celui qui vient à Nous.
Pourtant, il Nous supplie pour l’hospitalité et la patience,
Comme s’il ne Nous voyait pas et que Nous ne le voyions pas.’

Alors, poursuivit-il, ‘je me suis levé et j’ai parcouru plusieurs parasanges sans provision.’ (6)

Abû Saʿîd al-Kharrâz a dit : “Celui qui aime fournit prétexte sur prétexte à son Bien-Aimé et ne peut s’en détourner par aucun moyen. Il suit Ses traces et ne cesse de L’interroger.” Puis il cita ces vers (7) :

‘Je vous interroge à son sujet : quelqu’un peut-il m’informer ?
Car, depuis que nous avons quitté La Mecque, je n’ai plus de nouvelles de Nuʿmâ.
Si seulement je savais où son peuple avait dressé ses tentes,
Et de quels lieux de la Terre de Dieu ils avaient fait leur destination.
Alors j’aurais suivi leur chemin comme le vent après eux,
Quand bien même Nuʿmâ se tiendrait à l’endroit où brillent les astres.’ (8)»

(1) Abrégé de l'histoire d'Ibn ʿAsākir (3/208). (2) Ṣifat al-Ṣafwa (2/437). (3) Rapporté par al-Bayhaqī dans Shuʿab al-Īmān, al-Ḥāfiẓ al-Sakhāwī dit dans al-Maqāṣid al-Ḥasanah, p. 172. Il a également été rapporté par Ibn al-Jawzī dans al-ʿIlal al-Mutanāhiyah, bien que ce soit un hadith faux, tant en version marfūʿ que mawqūf. Il est aussi rapporté par Abū Naʿīm dans al-Ḥilyah (4/121), Abū al-Shaykh et Ibn Ḥibbān dans Rawḍat al-ʿUqalāʾ, et d’autres, tous par la chaîne d’Ismāʿīl ibn Abān al-Khayyāṭ. Il est dit que al-Ḥasan ibn ʿImārah crut que ce hadith était fiable, alors il lui envoya un vêtement en cadeau. Al-Aʿmash le loua, puis quelqu’un lui dit : « Tu l’as dénigré puis loué ». Il répondit : « Khaithamah m’a rapporté d’Ibn Masʿūd qu’il a dit : « Les cœurs sont naturellement portés à aimer celui qui a bien agi envers eux ». » Cette même version est rapportée par Ibn ʿAdī dans al-Kāmil (2/701). Quant à Ismāʿīl ibn Abān al-Khayyāṭ, il est rejeté et accusé de fabrication, comme l’a mentionné al-Ḥāfiẓ dans Taqrīb al-Tahdhīb. (4) Abrégé de l'histoire d'Ibn ʿAsākir (3/208). (5) Abrégé de l'histoire d'Ibn ʿAsākir (3/208). (6) Dans le Tarīkh d'Ibn ʿAsākir : « J’étais dans le désert et la faim m’atteignit... » (7) Vers dans Ṭabaqāt al-Ṣūfiyyah, p. 228, et al-Ḥilyah al-Awliyāʾ (10/248). (8) « Ẓaʿanū » : Ils marchèrent, et « ʾAmmū » : Ils se dirigèrent.
وقوله: الرّضا قبل القضاء تفويض، والرّضا مع القضاء تسليم (١) . وقد روى البيهقيّ بسنده إليه أنه سئل عن قوله (رحمهم الله) : "جُبلَت القلوبُ على حُبِّ مَنْ أحْسَنَ إليها" ، فقال: يا عجبًا لمن لم يَرَ محسنًا غير الله كيف لا يميل بكليته إليه (٢) ؟. قلت: وهذا الحديث ليس بصحيح، ولكن كلامه عليه حَسَنٌ (٣) . وقال ابنه سعيد: طلبت من أبي دانقَ فضةٍ، فقال: يا بنى، اصبر، فلو أحبَّ أبوك أن يركَبَ الملوكُ إلى بابه ما تأبَّوا عليه (٤) . وروى الحافظ ابن عساكر (٥) عنه قال: أصابني (٦) مرّة جوع شديد، فهممت أن أسأل الله طعامًا، ثم قلت: هذا ينافي التوكل، فهممت أن أسأله صبرًا، فهتف بي هاتف: ويَزْعُمُ أنَّهُ منَّا قرِيبٌ … وَأنَّا لا نُضيِّعُ مَنْ أتانا وَيَسَألُنا القِرى جهدًا وصَبْرًا … كأنَّا لا نَرَاهُ ولا يَرانا قال: فقمت ومشيت فراسخ بلا زادٍ. وقال أبو سعيد الخرّاز: المحبُّ يتعلل إلى محبوبه بكل شيء، ولا يتسلَّى عنه بشيء، يتبع آثاره ولا يدع استخباره، ثم أنشد (٧) : أسائلُكُمْ عنها فَهَلْ مِنْ مخبِّرِ … فما لي بِنُعْمَى بَعْدَ مكَّتِنا عِلْمُ فلوْ كُنْتُ أدْري أينَ خَيَّم أهلُها … وأيّ بلادِ اللهِ إذْ ظَعَنُوا أمُّوا (٨) إذًا لسلَكنا مسلكَ الرِّيحِ خَلْفَها … ولو أصبحَتْ نُعْمَى ومِن دُونها النَّجْمُ
(١) مختصر تاريخ ابن عساكر (٣/ ٢٠٨). (٢) صفة الصفوة (٢/ ٤٣٧). (٣) رواه البيهقي في شعب الإيمان، قال الحافظ السخاوي في المقاصد الحسنة صفحة (١٧٢) ورواه ابن الجوزي في العلل المتناهية وهو باطل مرفوعًا وموقوفًا، ورواه أبو نعيم في الحلية (٤/ ١٢١)، وأبو الشيخ وابن حبان في روضة العقلاء، وآخرون كلهم من طريق إسماعيل بن أبان الخياط، قال: بلغ الحسن بن عمارة أن الأعمش وقع فيه، فبعث إليه بكسوة، فمدحه الأعمش، فقيل للأعمش: ذممته ثم مدحته، فقال: إن خيثمة حدثني عن ابن مسعودٍ قال: جبلت القلوب على حب من أحسن إليها، وهكذا رواه ابن عدي في الكامل (٢/ ٧٠١). وإسماعيل بن أبان الخياط متروك، رمي بالوضع، كما قال الحافظ في تقريب التهذيب. (٤) مختصر تاريخ ابن عساكر (٣/ ٢٠٨). (٥) مختصر تاريخ ابن عساكر (٣/ ٢٠٨). (٦) في تاريخ ابن عساكر: كنت في البادية فنالني جوع .. (٧) الأبيات في طبقات الصوفية ص ٢٢٨، وحلية الأولياء (١٠/ ٢٤٨). (٨) "ظعنو": ساروا، و "أمّوا": قصدوا.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies