‘Abd al-Malik ibn Muḥammad ibn ‘Abd Allāh Abū Qilābah ar-Raqāshī (1) : Il fut l’un des grands mémorisateurs (ḥuffāẓ). Il était aussi surnommé Abū Muḥammad, mais il était surtout connu sous le nom d’Abū Qilābah. Il entendit (les traditions de) Yazīd ibn Hārūn, Rawḥ ibn ‘Ubāda, Abū Dāwūd aṭ-Ṭayālisī et bien d’autres. Parmi ceux qui ont transmis de lui figurent Ibn Ṣā‘id, al-Maḥāmlī, an-Najjād, Abū Bakr aš-Šāfi‘ī, entre autres. Il était digne de confiance et pieux, accomplissant quatre cents rak‘a de prière chaque jour. Il rapporta soixante mille ḥadīths de mémoire, se trompant dans certains, et cela parfois délibérément. Il décéda au mois de Šawwāl de cette même année, à l’âge de quatre-vingt-six ans.
Mentionnons également Muḥammad ibn Aḥmad ibn Abī al-‘Awwām (2), Muḥammad ibn Ismā‘īl aṣ-Ṣā’igh (3) et Yazīd ibn ‘Abd aṣ-Ṣamad (4).
Quant à Abū ar-Raddād, il s’agit de ‘Abd Allāh ibn ‘Abd as-Salām ibn ‘Abd Allāh ibn ar-Raddād, le muezzin, en charge du “Miqyās” (en Égypte), qui lui est confié, à lui et à sa descendance, jusqu’à ce jour. C’est ce qu’affirme le qāḍī Ibn Khallikān dans son ouvrage “al-Wafayāt” (5).
[Ensuite débuta l’année 277]
Cette année-là, Bāzmār, le gouverneur de Ṭarsūs, invita Ḫumārawayh, parce qu’il lui avait fait don d’une grande quantité d’or et de présents somptueux, notamment de la soie et d’autres objets précieux.
Durant cette même année, un important commandant parmi les hommes de Ḫumārawayh arriva à Bagdad.
Toujours cette année, la fonction de juge des injustices (walī al-maẓālim) à Bagdad fut confiée à Yūsuf ibn Ya‘qūb, et il fut proclamé au peuple : “Que toute personne ayant une plainte à présenter, même si c’est auprès de…”