Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le cheikh baissa la tête et remua les lèvres en priant Dieu pour la délivrance du fils de cette femme. Elle s’en alla, puis revint bientôt avec son fils. Elle dit : « Écoute son histoire, que Dieu te fasse miséricorde ! » Il lui demanda : « Que t’est-il arrivé ? » Il répondit : « J’étais au service du roi, alors que nous étions enchaînés. Un jour, tandis que je marchais, mon entrave tomba de ma jambe. Le gardien responsable s’approcha de moi, m’insulta et dit : “As-tu détaché toi-même la chaîne de tes jambes (1) ?” Je répondis : “Non, par Dieu, elle est juste tombée sans que je m’en rende compte.” Ils amenèrent alors le forgeron, qui la remit en place, enfonça le clou et la resserra. Je me relevai, et elle tomba encore. Ils la replacèrent et la renforcèrent, mais elle retomba une nouvelle fois. Ils interrogèrent alors leurs moines : “A-t-il une mère ?” Je répondis : “Oui.” Ils dirent : “La prière qu’elle a prononcée pour lui a été exaucée. Libérez-le.” Ils me relâchèrent donc et m’escortèrent jusqu’aux terres de l’islam. Plus tard, Baqî l’interrogea sur l’heure à laquelle la chaîne était tombée de ses jambes, et il s’avéra que c’était précisément le moment où (le cheikh) avait invoqué Dieu pour lui (2).

Ṣāʿid ibn Makhlad (3), le scribe, était très charitable et fervent dans la prière. Abou l-Faradj ibn al-Jawzî l’a loué dans son “Al-Muntaẓam” (4) et Ibn al-Athîr en a parlé dans son “Al-Kâmil” (5). Il rapporta aussi qu’il était plein de suffisance et d’inconséquence, et il est possible que l’on concilie ces deux opinions avec ces deux traits de caractère.

Ibn Qutayba (6) : ʿAbd Allāh ibn Muslim ibn Qutayba, Abou Muḥammad ad-Dīnawarî, puis al-Baghdâdî, fut l’un des savants, lettrés et mémorialistes les plus brillants. Il étudia auprès d’Ishâq ibn Râhawayh et de bien d’autres. Il est l’auteur d’écrits utiles, célèbres et raffinés, tels que “Gharîb al-Qur’ân”, “Mushkil al-Qur’ân”, “Al-Maʿârif”, “Adab al-Kâtib”, “ʿUyûn al-Akhbâr” et d’autres encore.

Il jouissait d’une grande confiance et d’une noble réputation. Les gens de [science] (7) tenaient pour suspect quiconque ne possédait pas chez lui un ouvrage de la plume d’Ibn Qutayba. La cause de sa mort fut qu’il mangea une bouchée d’harîsa trop chaude, poussa un cri violent, perdit connaissance jusqu’à l’heure de la prière de midi, puis reprit ses esprits. Il ne cessa dès lors de prononcer l’attestation de foi jusqu’à ce qu’il meure, vers l’aube, la première nuit du mois de Rajab de cette année. Certains disent qu’il serait décédé en l’an 270 de l’hégire, mais la version la plus fiable est qu’il est mort cette même année.

(1) Sur la voyelle : rajluka. (2) Al-Muʿjam al-Adabāʾ (7/84), Al-Muntaẓam (5/100), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (13/290). (3) Tarikh al-Tabari (voir l’index), Al-Kāmil d’Ibn al-Athir (voir l’index), Al-Muntaẓam (5/101), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (13/326). (4) Al-Muntaẓam (5/101). (5) Al-Kāmil d’Ibn al-Athir (7/419). (6) Sa biographie a été présentée précédemment dans les événements de l’an 270 de l’Hégire. Elle a été omise ici dans les manuscrits B et Ẓā, cependant la copie B mentionne uniquement son nom : ʿAbd Allāh ibn Muslim ibn Qutayba. (7) Supplément de l’édition.
وأطرق الشيخ وحرَّك شفتيه يدعو الله – Exalté soit-Il – لولدها بالخلاص، فذهبت، فما كان إلا عن قليلٍ حتَّى جاءت، وابنُها معها، فقالت: اسمعْ خبَره، يرحمك الله! فقال: كيف كان أمرك؟ فقال: إنِّي كنت فيمن يخدُمُ الملك ونحن في القيود، فبينا أنا ذات يوم أمشي إذ سقط القيدُ من رجلي، فأقبل عليَّ الموكَّل بنا، فشتمني، وقال: فككتَ القيد من رجليك (١) ؟ فقلت: لا واللّه، ولكنه سقط ولم أشعر، فجاؤوا بالحداد فأعادوه، وشدّ مسماره وأيَّد، ثم قمت فسقط أيضًا، فأعادوه وأكَّدُوه، فسقط أيضًا، فسألوا رهبانهم، فقالوا: له والدة؟ فقلت: نعم، فقالوا: إنَّه قد استجيب دعاؤها له، أطلقوه، فأطلقوني، وخَفَروني حتَّى وصلْت إلى بلاد الإسلام. فسأله بَقيُّ عن الساعة التي سقط القيد من رجليه، فإذا هي الساعة التي دعا اللّهَ له فيها (٢) . صاعد بن مَخْلَد (٣) : الكاتب، كان كثير الصدقة والصلاة، وقد أثنى عليه أبو الفرج بن الجوزي في "منتظمه" (٤) ، وتكلم فيه ابن الأثير في "كامله" (٥) . وذكر أنه كان فيه تيه وحمق، وقد يمكن الجمع بين القولين وهاتين الصفتين. ابن قتيبة (٦) : عبد الله بن مسلم بن قتَيبة، أبو محمد الدِّينَوَريّ، ثم البغدادي، أحد العلماء والأدباء والحفاظ الأذكياء. روى عن إسحاق بن راهَوَيْه، وغير واحد، وله التصانيف المفيدة المشهورة الأنيقة، كغريب القرآن، ومشكله، والمعارف، وأدب الكاتب، وعيون الأخبار، وغير ذلك. وكان ثقة جليلًا نبيلًا، وكان أهل [العلم] (٧) يتَهمون من لم يكن في منزله من تصنيف ابن قُتيبة شيء. وكان سبب وفاته أنه أكل لقمة من هريسةٍ، فإذا هي حارَّة، فصاح صيحة شديدة، ثم أغمي عليه إلى وقت الظهر، فأفاق، ثم لم يزل يتشهَّد إلى أن مات وقت السحر، أوَّل ليلة من رجب من هذه السنة، وقيل: إنه توفي في سنة سبعين ومئتين، والصحيح في هذه السنة.
(١) في آ: رجلك. (٢) معجم الأدباء (٧/ ٨٤)، المنتظم (٥/ ١٠٠)، سير أعلام النبلاء (١٣/ ٢٩٠). (٣) تاريخ الطبري (انظر الفهرس)، والكامل لابن الأثير (انظر الفهرس)، والمنتظم (٥/ ١٠١)، سير أعلام النبلاء (١٣/ ٣٢٦). (٤) المنتظم (٥/ ١٠١). (٥) الكامل لابن الأثير (٧/ ٤١٩). (٦) تقدمت ترجمته في حوادث سنة ٢٧٠ هـ. وسقطت هنا في ب، ظا، غير أن نسخة ب أوردت اسمه فقط عبد الله بن مسلم بن قتيبة. (٧) زيادة من ط.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies