On rapporte d’Abd al-ʿAzīz ibn Jaʿfar al-Ḥanbalī qu’Abū Bakr al-Khallāl a déclaré :
« Abū Dāwūd Sulaymān ibn al-Ashʿath al-Sijistānī, l’imam éminent de son époque, était un homme dont personne, parmi ses contemporains, ne l’a précédé dans la connaissance de l’extraction des sciences et dans sa perspicacité quant à leurs domaines. C’était un homme pieux, estimé, et Aḥmad ibn Ḥanbal entendit de lui un seul ḥadīth, qu’Abū Dāwūd avait l’habitude de mentionner (1).
Ibrāhīm al-Aṣbahānī et Abū Bakr ibn Ṣadaqa l’élevaient grandement en estime, le décrivant d’une manière dont ils ne décrivaient nul autre de son époque (2).
J’ai dit : le ḥadīth qu’a écrit et entendu de lui l’imam Aḥmad est celui qu’a rapporté [Abū Dāwūd] (3), d’après une chaîne de transmission passant par Ḥammād ibn Salama, lui-même rapportant d’Abū al-ʿUsharāʾ (4) ad-Dārimī, d’après son père : le Messager de Dieu (ﷺ) fut interrogé au sujet de lʿatīra, et il l’approuva (5).
Ibrāhīm al-Ḥarbī et d’autres ont dit : « Le ḥadīth a été assoupli pour Abū Dāwūd comme le fer fut assoupli pour Dāwūd (David) » (6). D’autres ont dit (7) : « Il était l’un des grands gardiens de l’islam en matière de ḥadīth, de ses éventuelles défaillances et de sa chaîne de transmission. Il était au sommet de la piété, de la chasteté, de la droiture et du scrupule, comptant parmi les “chevaliers du ḥadīth”. »
D’autres ont dit encore : « Ibn Masʿūd était comparé au Prophète (ﷺ) dans sa voie, son maintien et son allure ; ʿAlqama lui ressemblait, [Ibrāhīm lui ressemblait] (8), Manṣūr lui ressemblait, Sufyān ath-Thawrī lui ressemblait, Wakīʿ lui ressemblait, Aḥmad lui ressemblait, et Abū Dāwūd ressemblait à Aḥmad ibn Ḥanbal (9). »