Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Un groupe de personnes ont transmis de lui ; parmi eux se trouvent : son fils, Abou Bakr ‘Abdallah, Abou ‘Abd ar-Rahmân an-Nasâ’î, et Ahmad ibn Salmân an-Najjâd, ce dernier étant le dernier à avoir rapporté de lui dans le monde. Il résida à Bassora et se rendit à Bagdad à plusieurs reprises, où il transmit son livre « as-Sunan ». On raconte même qu’il l’y composa(1) et le présenta à l’imâm Ahmad, lequel l’approuva et le trouva bon.

L’hâfiz Abou Bakr al-Khatîb al-Baghdâdî(2) a dit : « Abou Bakr Muhammad ibn ‘Alî ibn Ibrâhîm al-Qâri’ ad-Daynourî m’a rapporté, de vive voix, ses propos. Il a dit : “J’ai entendu Abou l-Husayn Muhammad ibn ‘Abdallah ibn al-Hasan al-Faradhî dire : ‘J’ai entendu Abou Bakr ibn Dâsah dire : “J’ai entendu Abou Dâwud dire : ‘J’ai écrit cinq cent mille hadiths du Messager de Dieu (ﷺ). J’en ai sélectionné ceux que j’ai consignés dans mon livre, c’est-à-dire « as-Sunan ». J’y ai réuni quatre mille huit cents hadiths(3). J’y ai mentionné ce qui est authentique, ainsi que ce qui lui ressemble et s’en rapproche. Et il suffit à l’homme, pour sa religion, de quatre hadiths(4). Le premier est sa parole (– qu'Allah leur fasse miséricorde –) : « Les actes ne valent que par les intentions »(5). Le second, sa parole : « Fait partie de la perfection de l’islam de quelqu’un qu’il délaisse ce qui ne le concerne pas »(6). Le troisième, sa parole : “Le croyant n’est vraiment croyant que lorsqu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même”(7). Le quatrième, sa parole : “Le licite est clair et l’illicite est clair, et entre les deux se trouvent des choses ambiguës…”(8).’”’” »

(1) Dans B, Ẓā : il a été composé anciennement. (2) Tārīkh Baghdād (vol. 9, p. 57). (3) Leur nombre dans l’édition selon la transmission de al-Luʾluʾī est de 5274. (4) Al-Dhahabī a commenté cela en disant : « L’homme a pour sa religion ce qui lui suffit ; c’est interdit. En réalité, le musulman a besoin d’un grand nombre de sunan authentiques en plus du Coran. » (Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ, vol. 13, p. 210). (5) Rapporté par Aḥmad dans le Musnad (vol. 1, pp. 25 et 43), et al-Bukhārī dans son Ṣaḥīḥ (vol. 1, pp. 7 et 15), dans le début de la révélation et dans la foi, chapitre « Ce qui a été rapporté que les actions sont en fonction des intentions », ainsi que dans les mérites des Compagnons du Prophète ﷺ ; Muslim, n° 1907, dans le chapitre de l’Imamat, à propos de la parole du Prophète ﷺ : « Les actions ne valent que par les intentions » ; Abū Dāwūd n° 2201 dans le chapitre sur le divorce ; al-Tirmidhī n° 1647 ; an-Nasāʾī (vol. 1, pp. 59-60) ; Ibn Mājah n° 4227, tous issus du hadith dʿUmar ibn al-Khaṭṭāb رضي الله عنه, qui est l’un des hadiths fondamentaux sur lesquels s’appuie l’islam. (6) Rapporté par al-Tirmidhī, n° 2317, dans le chapitre sur l’ascétisme, et par Ibn Mājah, n° 3976, d’après Abū Hurayra رضي الله عنه ; rapporté également par Mālik dans al-Muwaṭṭaʾ, au livre sur la bonne moralité (vol. 2, p. 903), al-Tirmidhī n° 2318 d’après ʿAlī ibn al-Ḥusayn en mursal (sans chaîne complète), qui est faible sous cet aspect ; toutefois, le hadith est rapporté par plusieurs compagnons comme indiqué dans al-Jāmiʿ al-Ṣaghīr, ce qui améliore sa qualité. C’est un fondement majeur des principes de l’éthique en islam. (7) Je dis : Je n’ai pas trouvé cette formule dans Sunan Abī Dāwūd ; Ibn al-ʿAthīr l’a rapportée dans Jāmiʿ al-ʾUṣūl que j’ai édité (vol. 1, p. 190), al-Ḥāfiẓ al-Mizzī dans Tadhhīb al-Kamāl manuscrit (vol. 1, p. 531), et al-Dhahabī dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (vol. 13, p. 210), dans le contexte d’un hadith attribué à Abū Bakr ibn Dāsah. Ce qui est authentifié, c’est ce qu’ont rapporté al-Bukhārī, Muslim, al-Tirmidhī, an-Nasāʾī et Ibn Mājah d’après Anas ibn Mālik رضي الله عنه, dans la formule : « Aucun de vous ne croit vraiment tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » (8) Rapporté par al-Bukhārī dans le chapitre sur la foi, n° 52 ; par Muslim, n° 1599 dans le chapitre des travaux agricoles ; Abū Dāwūd n° 3330 ; al-Tirmidhī…
حدث عنه جماعة؛ منهم: ابنه أبو بكر عبد الله، وأبو عبد الرحمن النَّسائي، وأحمد بن سلمان النَّجَّاد، وهو آخر من روى عنه في الدنيا. سكن البصرة، وقدم بغداد غيرَ مرة، وحدَّث بكتابه "السُّنن" بها، ويقال: إنه صنَّفه بها (١) وعرضه على الإمام أحمد، فاستجاده واستحسنه. وقال الحافظ أبو بكر الخطيب البغدادي (٢) : حدَّثني أبو بكر محمد بن علي بن إبراهيم القارئ الدَّينوريّ بلفظه، قال: سمعت أبا الحسين محمد بن عبد الله بن الحسن الفَرَضي، قال: سمعت أبا بكر بن دَاسَة يقول، سمعت أبا داود يقول: كتبت عن رسول الله ﷺ خمسمئة ألف حديثٍ، انتخبتُ منها ما ضمَّنتُه الكتاب يعني "السُّنَن" ، جمعت فيه أربعة آلاف وثمانمئة حديث (٣) ، ذكرت الصَّحيح، وما يشبهُهُ ويقاربُه، ويكفي الإنسانَ لدينه من ذلك أربعةُ أحاديث (٤) ، أحدها: قولُه (رحمهم الله) : "الأعمالُ بالنيَّاتِ" (٥) . الثاني: قوله: "مِنْ حُسْنِ إسلام المرءِ تَرْكُهُ ما لا يَعْنِيه" (٦) . والثالث: قوله: "لا يكونُ المؤمِنُ مؤمِنًا حتَّى يَرْضى لأخِيه ما يَرْضى لِنَفْسِهِ" (٧) . الرَّابع: قوله: "الحَلالُ بيِّن والحرامُ بين وبين ذلك أمورٌ مشتبهاتٌ (٨) .
(١) في ب، ظا: صنفه قديمًا. (٢) تاريخ بغداد (٩/ ٥٧). (٣) عددها في المطبوع برواية اللؤلؤي (٥٢٧٤). (٤) علق الذهبي على ذلك بقوله: يكفي الإنسان لدينه، ممنوع، بل يحتاج المسلم إلى عدد كثير من السُّنن الصحيحة مع القرآن. سير أعلام النبلاء (١٣/ ٢١٠). (٥) رواه أحمد في المسند (١/ ٢٥ و ٤٣)، والبخاري في صحيحه (١/ ٧ و ١٥)، في بدء الوحي وفي الإيمان، باب ما جاء أن الأعمال بالنية، وفي فضائل أصحاب النبي ﷺ ، ومسلم رقم (١٩٠٧) في الإمارة، باب قوله ﷺ : إنما الأعمال بالنية، وأبو داود رقم (٢٢٠١) في الطلاق، والترمذي رقم (١٦٤٧)، والنسائي (١/ ٥٩ و ٦٠)، وابن ماجه رقم (٤٢٢٧) كلهم من حديث عمر بن الخطاب ﵁ ، وهو من الأحاديث التي عليها مدار الإسلام. (٦) رواه الترمذيّ رقم (٢٣١٧) في الزهد، وابن ماجه رقم (٣٩٧٦) من حديث أبي هريرة ﵁ ، ورواه مالك في "الموطأ" في كتاب حسن الخلق (٢/ ٩٠٣)، والترمذي رقم (٢٣١٨) من حديث علي بن الحسين مرسلًا، وهو ضعيف من هذا الوجه، لكن روي الحديث عن عدد من الصحابة كما في الجامع الصغير فيتحسن الحديث، وهو أصل عظيم من أصول الأدب في الإسلام. (٧) أقول: لم أقف عليه بهذا اللفظ في سنن أبي داود، وقد ساقه ابن الأثير في جامع الأصول الذي حققته (١/ ١٩٠) والحافظ المزي في تهذيب الكمال المخطوط (١/ ٥٣١) والذهبي في سير أعلام النبلاء (١٣/ ٢١٠)، في معرض خبر نسبوه إلى أبي بكر بن داسة. والمحفوظ ما رواه البخاري ومسلم والترمذي والنسائي وابن ماجه من حديث أنس بن مالك ﵁ بلفظ: لا يؤمن أحدكم حتى يحبَّ لأخيه ما يحب لنفسه. (٨) رواه البخاري في الإيمان، رقم (٥٢)، ومسلم رقم (١٥٩٩) في المساقاة، وأبو داود رقم (٣٣٣٠)، والترمذي =

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies