Il était un adorateur, ascète, qui se nourrissait exclusivement de fèves sèches. Lorsqu’il mourut, les marchés de Bagdad fermèrent et les gens affluèrent pour prier sur lui. On le transporta ensuite en barque jusqu’à Bassora où il fut inhumé. Cela eut lieu au mois de Rajab de cette année.
Quant à Aḥmad b. Mulāʿib, il transmit (des hadiths) de Yaḥyā b. Maʿīn et d’autres. Il était considéré comme digne de confiance, pieux, savant et éminent, et un vaste savoir se diffusa grâce à lui.
Abū Saʿīd al-Ḥasan b. al-Ḥusayn b. ʿAbd Allāh as-Sukkarī, le grammairien, le linguiste, est l’auteur de nombreux ouvrages.
Isḥāq b. Ibrāhīm b. Hānī, Abū Yaʿqūb an-Nabsābūrī, comptait parmi les compagnons les plus proches de l’imām Aḥmad. C’est chez lui que ce dernier se cacha pendant l’époque de l’épreuve.
ʿAbd Allāh b. Yaʿqūb b. Isḥāq at-Tamīmī al-ʿAṭṭār al-Mawṣilī – Ibn al-Athīr rapporte qu’il avait transmis de nombreux hadiths et était jugé fiable par les magistrats.
Quant à Yaḥyā b. Abī Ṭālib, il fut également l’un de ces savants.
Abū Dāwūd as-Sijistānī, l’auteur des « Sunan », se nommait Sulaymān b. al-Ashʿath b. Isḥāq b. Bashīr b. Shaddād b. ʿAmr b. ʿImrān. Il était l’un de ces imams voyageurs qui sillonnaient les contrées et les régions. Il compila, classa, et composa de nombreux recueils, après avoir entendu une multitude de maîtres au Shām, en Égypte, dans la Jazīra, en Irak, au Khorassan et ailleurs.
C’est de lui que nous vient l’ouvrage « as-Sunan », connu et diffusé parmi les savants, au sujet duquel Abū Ḥāmid al-Ghazālī a déclaré : « Il suffit au mujtahid d’en connaître le contenu parmi les hadiths prophétiques. »