Ali Ibn al-Husayn Ibn Ali Ibn Abi Talib tuèrent un grand nombre des habitants de la cité, s’emparèrent de biens considérables, et les prières au sein de la Mosquée du Prophète furent interrompues durant quatre vendredis : personne n’y assista ni à la prière du vendredi ni à la prière en congrégation. Nous appartenons à Dieu et c’est vers Lui que nous retournons (1).
Une autre discorde éclata à La Mecque, et les gens s’affrontèrent également aux abords de la Mosquée sacrée (2). Cette année-là, le pèlerinage fut dirigé par Haroun Ibn Ishaq al-‘Abbâsî (3).
[Parmi les notables décédés cette année-là] :
• ‘Abbâs Ibn Muhammad ad-Dûrî (4), élève de Ibn Ma‘în et d’autres sommités du jarh wa-ta‘dîl (la critique et l’authentification des transmetteurs).
• ‘Abd ar-Rahmân Ibn Muhammad Ibn Mansûr al-Basrî (5).
• Muhammad Ibn Hammâd at-Tahrânî (6).
• Muhammad Ibn Sinân al-Qazzâz (7).
• Yûsuf Ibn Musallam (8).
• Bûrân, fille de Hasan Ibn Sahl et épouse d’al-Ma’mûn (9). On dit que son nom était Khadîja et que Bûrân n’est qu’un surnom ; cependant, la première assertion est la plus correcte.
(1) Al-Ṭabarī (10/7), Ibn al-Athīr (7/413).
(2) Détail de cela chez al-Ṭabarī (10/8).
(3) Dans (A) : Hārūn ibn Mūsā ibn Isḥāq, confirmé dans (B, Ẓā). Chez al-Ṭabarī : Hārūn ibn Muḥammad ibn Isḥāq ibn ʿĪsā ibn Mūsā al-ʿAbbāsī.
(4) Abū al-Faḍl al-Dūrī puis al-Baghdādī, mawla des Banu Hāshim, l’un des auteurs fiables, un des mémorisateurs de son temps. Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (12/522).
(5) Abū Saʿīd al-Ḥārith, de Bassorah puis de Bagdad, surnommé Kurbuzzān, ḥadīthmène, très âgé, mais pas fort. Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (13/138), al-ʿIbar (2/48).
(6) Abū ʿAbd Allāh al-Rāzī al-Ṭihrānī. Un des voyageurs vers ʿAbd al-Razzāq, qui enseigna en Égypte, en Syrie et en Irak, et était digne de confiance. Mort à Asqalān à plus de quatre-vingt ans. Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (12/628), al-ʿIbar (2/48).
(7) En « al-ʿUṣūl » : al-ʿUwfī, erroné — il s’agit de Muḥammad ibn Sinnān al-Qazzāz, Abū al-Ḥasan, frère de Yazīd ibn Sinnān al-Qazzāz. Abū Dāwūd l’a accusé et rejeté, tandis que al-Daraqutnī a dit : il n’y a pas de mal à son sujet.
Il y a aussi Muḥammad ibn Sinnān al-Bāhilī, Abū Bakr al-Baṣrī, connu sous le nom al-ʿAwqī, décédé vers 223 H.
Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (12/554), Tahdhīb al-Tahdhīb (9/205).
(8) Il s’agit de Yūsuf ibn Saʿīd ibn Musallam, Abū Yaʿqūb al-Miṣṣīṣī, un ḥāfiẓ, preuve et auteur, spécialiste du ḥadīth de Miṣṣāṣa. An-Nasāʾī a dit : fiable et mémorisateur. Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (12/622), al-ʿIbar (2/48).
(9) Wafayāt al-Aʿyān (1/287), Murūj al-Dhahab (4/30).