‘Alî ibn Muwafaq az-Zâhid (1).
Et Muhammad ibn Sahnûn (2).
Ibn al-Athîr a dit dans son Kâmil (3) :
« En cette année-là, Abû al-Fadl al-‘Abbâs ibn al-Faraj ar-Riyâshî, compagnon d’Abû ‘Ubayda et d’al-Aṣma‘î, fut tué par les Zandj à al-Baṣra.
Quant à Ya‘qûb ibn al-Layth aṣ-Ṣaffâr (4), il était l’un des rois sages et valeureux. Il conquit de nombreux pays, parmi lesquels le pays de ar-Ruḫḫaj (5), où régnait un souverain que l’on portait sur un lit d’or, soutenu par les têtes de douze hommes. Ce roi possédait une maison au sommet d’une haute montagne qu’il avait appelée “La Mecque”. Ya‘qûb ne cessa de le combattre jusqu’à ce qu’il le tue, prenne son territoire et que ses habitants se convertissent à l’islam grâce à lui. Cependant, il avait rompu son obéissance au calife, et Abû Aḥmad al-Muwaffaq l’affronta, comme il a déjà été mentionné.
À sa mort, ils confièrent à son frère ‘Amr ibn al-Layth la charge qu’occupait auparavant son frère Ya‘qûb, ainsi que [la police] (6) de Bagdad et de Sâmarrâ, comme cela sera évoqué.
[Puis vint l’an deux cent soixante-six] En ṣafar de cette année, Asâtakîn s’empara de la région de Rayy, en expulsant le gouverneur. Il se dirigea ensuite vers Qazwîn : ses habitants firent la paix avec lui [et il y entra] (7), en prélevant sur eux de grandes sommes d’argent. Il revint ensuite à Rayy, dont les habitants lui interdirent l’accès. Il les combattit et y pénétra de force.
Cette année-là, un détachement de Byzantins attaqua la région de Diyâr Rabî‘a, où ils tuèrent, mutilèrent et dépouillèrent environ deux cent cinquante personnes. »