Une secousse violente et un grand fracas provoquèrent l’effondrement de nombreuses habitations, entraînant la mort d’environ vingt mille personnes.
Au cours de cette même année, un grave fléau toucha la population à Bagdad, Samarra, Wâsit, ainsi que dans d’autres contrées. Par ailleurs, les habitants de Bagdad furent atteints d’une maladie appelée « al-Quffâ‘ »(1) ; « Nous sommes à Dieu et c’est à Lui que nous retournons ».
Le jeudi, sept jours après le début du mois de Ramadan, un homme(2) fut arrêté à la porte al-ʿâmma de Samarra, car il était rapporté qu’il injuriait les salaf (pieux prédécesseurs). Il fut alors flagellé de mille coups de fouet et cinquante coups de plus, jusqu’à ce qu’il meure.
Le vendredi qui suivit, l’émir Yârjûkh décéda. Le frère du calife, Abû ʿÎsâ, accomplit la prière funéraire sur lui, en présence de Jaʿfar ibn al-Muʿtamad ʿalâ Allâh.
Cette année-là, une bataille redoutable eut lieu dans les territoires du Khorasan, entre Mûsâ ibn Bughâ et les partisans de Hasan ibn Zayd, et Mûsâ ibn Bughâ leur infligea une cuisante défaite. De même, il y eut une autre bataille entre Masrûr al-Balkhî et Musâwir le kharijite, dans laquelle Masrûr l’emporta et fit un grand nombre de prisonniers dans les rangs adverses.
Le pèlerinage fut dirigé par al-Fadl ibn Ishâq, mentionné précédemment.
Parmi les notables décédés cette année-là, on compte : Aḥmad ibn Budayl(3), Aḥmad ibn Ḥafṣ(4) et Aḥmad ibn Sinân al-Qaṭṭân(5).