Ils sont tués, et j’ai vu les anges combattre avec mes compagnons ; je suis victorieux sur les gens et les anges combattent à mes côtés, elles renforcent (1) mes armées et m’accordent leur appui dans mes guerres (2).
Lorsque les ‘Alides présents à Bassora se rendirent auprès de lui, il se réclama alors de la lignée de Yaḥyā ibn Zayd, mais il mentait selon l’avis unanime, car Yaḥyā ibn Zayd n’avait pour unique descendance qu’une fille morte en bas âge (3). Que Dieu couvre de disgrâce cet être maudit : comme il est menteur, immoral et traître !
Au début de Dhū al-Qa‘da, le calife envoya depuis Sāmarrā une forte armée dirigée par l’émir Muḥammad, surnommé al-Mawallad, pour combattre le « maître des Zandj ». En chemin, il s’empara de Saʿīd ibn Aḥmad al-Bāhilī (4), qui s’était emparé de la région des marécages et terrorisait les voyageurs.
La même année, Muḥammad ibn Wāṣil se révolta contre l’autorité du sultan en terre de Fārs et s’en empara. Au cours de cette même année, un homme parmi les Byzantins, nommé Basīl aṣ-Ṣaqlabī, se dressa contre le roi byzantin Mikhaïl ibn Tūfīl, le tua et s’empara de l’empire des Romains. Mikhaïl avait régné sur ceux-ci pendant vingt-quatre ans (5).
Cette année-là, le pèlerinage fut conduit par al-Faḍl ibn Isḥāq ibn Ismāʿīl ibn al-ʿAbbās ibn Muḥammad ibn ʿAlī.
Quant aux personnalités notables décédées cette année, on compte al-Ḥasan ibn ʿArafa ibn Yazīd (6), détenteur de la partie transmise fameuse, qui vécut plus de cent ans et dix années supplémentaires, ou sept, selon d’autres. Il eut dix enfants qu’il nomma en référence aux dix (7). Yaya ibn Maʿīn, entre autres, l’avait jugé digne de confiance ; il fréquentait également l’imam Aḥmad. Né en l’an 150, il mourut cette année, âgé de cent sept ans.