Harb, ainsi que ʿUtayq ibn Muḥammad al-Ḥarašī (1), Aḥmad ibn al-Azhar an-Naysābūrī, Aḥmad ibn ʿAbd Allāh al-Juwaybarī (2), et Muḥammad ibn Tamīm al-Fāriyābī—ces deux derniers étant considérés comme des menteurs et des faussaires—et d’autres encore.
D’après lui : Muḥammad ibn Ismāʿīl ibn Isḥāq, Abū Isḥāq Ibrāhīm ibn Sufyān, ʿAbd Allāh ibn Muḥammad al-Qayrāṭī et Ibrāhīm ibn al-Ḥajjāj an-Naysābūrī.
Al-Ḥākim a mentionné que Muḥammad ibn Ṭāhir ibn ʿAbd Allāh l’avait emprisonné, et sa détention s’était prolongée. Alors qu’il se préparait à la prière du vendredi (3), le geôlier l’en empêcha, et il s’exclamait : « Ô mon Dieu ! Tu sais que cette interdiction ne vient pas de moi. »
D’après un autre récit, il résida à Bayt al-Maqdis (Jérusalem) pendant quatre ans, et il s’asseyait pour prêcher près de la colonne (4) située auprès du sanctuaire (5) dʿĪsā (Jésus — que la paix soit sur lui). Une foule nombreuse se rassembla alors autour de lui, mais on découvrit qu’il disait : « La foi (īmān) n’est qu’une parole. » Les habitants l’abandonnèrent donc, et leur responsable l’exila à Ghawr Zughar où il mourut. Son corps fut ensuite transporté à Bayt al-Maqdis. Son décès survint en ṣafar de cette année-là.
Al-Ḥākim rapporte également qu’il est décédé de nuit à Bayt al-Maqdis et fut enterré à Bāb Arīḥā, près des tombes des prophètes (que la paix soit sur eux). Il comptait à Bayt al-Maqdis près de vingt mille disciples.
[Puis vint l’an 256]
Au matin du lundi douzième de muḥarram, Mūsā ibn Bughā al-Kabīr arriva à Sāmurrā. Il y pénétra à la tête d’une puissante armée qu’il avait répartie en aile droite, aile gauche, centre et deux flancs. Il se dirigea (6) vers la résidence du califat, où se tenait al-Muhtadī (7) devant le public afin de rendre justice. Les soldats demandèrent alors à être introduits (8), mais on les fit attendre un moment, et le calife tardait à les recevoir. Ils pensèrent alors que celui-ci les avait convoqués par ruse, dans l’intention de les livrer à Ṣāliḥ ibn Waṣīf. Ils pénétrèrent donc de force dans sa présence et se mirent à parler à voix basse dans une langue incompréhensible (9).