« En vérité, ton âme t’a menti : nul vêtement usé… (1) ne saurait être comparable à un habit neuf.
Quant à ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Raḥmân, Abû Muḥammad ad-Dârimî (2), l’auteur du livre célèbre, nous l’avons entendu avec une chaîne de transmission élevée.
Et ʿAbd Allâh ibn Hâshim aṭ-Ṭûsî (3).
Et le calife Abû ʿAbd Allâh Muḥammad al-Muʿtazz bi-llâh ibn Jaʿfar al-Mutawakkil ʿalâ llâh, au mois de Rajab, comme mentionné précédemment.
Il y a également Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥîm, surnommé « Ṣāʿiqa » (4).
Et Muḥammad ibn Karrâm (5), le théologien auquel se rattache la secte karrâmiyya. On leur a attribué (6) la permissivité quant à la fabrication de hadiths. Il s’agit de Muḥammad ibn Karrâm – avec un k ouvert (kaf) et un r emphatique (shaddah), à la manière de « jammâl » – fils de ʿIrâq [fils de Ḥuzâba] (7) ibn al-Barâʾ, Abû ʿAbd Allâh as-Sijistânî, l’ascète. On dit qu’il était issu des Banû Turâb (8). D’autres affirment qu’il se serait appelé Muḥammad ibn Kirâm, avec un k cassé (kasrah) et un r léger, à la manière du mot « karîm ».
Al-Bayhaqî a établi une distinction entre les deux : il considère que celui auquel est attribuée la doctrine karrâmiyya (avec le k ouvert et le r emphatique) est celui qui vécut à Bayt al-Maqdis jusqu’à y mourir (9), tandis que l’autre serait un shaykh originaire de Neyshâbûr. Toutefois, la position correcte, telle qu’elle ressort des propos d’al-Ḥâkim Abû ʿAbd Allâh al-Ḥâfiẓ et de l’ḥâfiẓ Ibn ʿAsâkir, est qu’il s’agit d’une seule et même personne.
Ibn Karrâm reçut ses transmissions de ʿAlî ibn Ḥujr, de ʿAlî ibn Isḥâq al-Ḥanẓalî as-Samarqandî ; il apprit de lui l’exégèse (tafsîr) rapportée par Muḥammad ibn Marwân, d’après al-Kalbî, ainsi que d’Ibrâhîm ibn Yûsuf al-Mâkyânî, de Mâlik ibn Sulaymân al-Harawî et d’Aḥmad ibn… »