‘Abd ibn Ḥumayd, l’auteur du volumineux « Tafsîr » (1). ‘Amr ibn ‘Alî al-Fallās (2). Et ‘Alî ibn al-Jahm (3) : fils de Badr ibn al-Jahm ibn Mas‘ūd ibn Asīd, de la branche al-Qurashî as-Sâmî et descendant de Sâmah ibn Lu’ayy, originaire du Khorassan, puis installé à Bagdad. Il était l’un des poètes célèbres, reconnu pour sa piété. Il laissa un recueil de poèmes contenant de beaux vers, mais il nourrissait une hostilité envers ‘Alî ibn Abî Tâlib (– qu'Allah soit satisfait de lui –). Il était proche d’al-Mutawakkil, puis celui-ci se mit en colère contre lui, l’exila au Khorassan et ordonna à son gouverneur de le livrer un jour, nu, ce qui fut exécuté.
Parmi ses plus belles pièces (5), on peut citer :
« Un malheur incomparable : l’inimitié d’un homme sans lignée ni religion,
Il s’approprie de toi un honneur qu’il ne préserve point,
et s’en prend à ton honneur pourtant protégé. »
Il composa ces vers à l’encontre de Marwân ibn Abî Ḥafṣah, lorsque celui-ci l’attaqua. Dans sa satire (6), Marwân déclara :
« Par ta vie, al-Jahm ibn Badr n’est pas un poète ;
et voici qu’après lui, ‘Alî se prétend poète.
Mais mon père fut le voisin de sa mère,
quand ‘Alî s’est mis à s’affirmer poète, l’affaire m’a paru douteuse. »
Alî ibn al-Jahm se rendit au Shâm, puis retourna en Irak. Après avoir dépassé Alep, il fut attaqué par des membres de la tribu Banû Kalb ; il les combattit et fut blessé, blessure qui lui fut fatale. Lorsque l’on fouilla parmi ses effets (7), on trouva un billet où était écrit (8) :