Et Muhammad ibn Aslam at-Toussi (1),
Muhammad ibn Rumh (2),
Muhammad ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Ammâr al-Mawsilî, l’un des grands maîtres en critique de transmission (al-jarh wa al-ta‘dîl) (3),
et le juge (qâdî) Yahyâ ibn Aktham (4).
[Puis arriva l’année 243]
Au mois de Dhou al-Qa‘da de cette année, al-Mutawakkil ‘alâ Allâh quitta l’Irak en se dirigeant vers la ville de Damas, afin d’en faire sa résidence et le siège de son pouvoir. La fête de l’Aïd al-Adhâ l’atteignit alors qu’il se trouvait dans la cité de Balad, où il immola son sacrifice. Les gens d’Irak en éprouvèrent de la tristesse. À ce sujet, Yazîd ibn Muhammad al-Muhallabî (5) dit :
« Je crois que la Syrie se réjouit du sort de l’Irak
Quand l’Imâm a décidé de partir.
Si tu laisses l’Irak et ses habitants,
Alors la belle sera peut-être éprouvée par le divorce. »
Cette année-là, c’est ‘Abd al-Samad, déjà mentionné précédemment, et qui était alors gouverneur de La Mecque, qui dirigea le pèlerinage.
[Parmi les notables décédés cette année]
Ibn Jarîr rapporte :
« Cette année, mourut : Ibrâhîm ibn al-‘Abbâs (6),
qui assumait la direction (7) du Dîwân des terres (le bureau des revenus fonciers). »
J’ajoute : Il s’agit d’Ibrâhîm ibn al-‘Abbâs ibn Muhammad ibn Sûl Takîn.
(1) Abū al-Ḥasan, auteur du Musnad et des Quarante (coraniennes), était comparé à son époque à Ibn al-Mubarrak. Il a rapporté d'Imam al-A’immah Ibn Khuzaymah, un imam hafiz digne de confiance. Voir Siyar A‘lām al-Nubalā’ (12/195) et al-‘Ibar (1/437).
(2) Abū ‘Abd Allāh al-Tujījī, leur maître, l’Égyptien, le hafiz fiable. Al-Nasa’ī a dit : Il n’a jamais fait d’erreur dans un seul hadith. Il était réputé pour sa précision extrême et sa mémoire, et ne voyageait pas. Voir Siyar A‘lām al-Nubalā’ (11/498) et al-‘Ibar (1/438).
(3) Il s’agit d’Abū Ja‘far, auteur de l’Histoire et des ‘Illal al-Ḥadīth. Un digne de confiance, hafiz convaincant, muhaddith de Mossoul. Voir Siyar A‘lām al-Nubalā’ (11/469) et al-‘Ibar (1/438).
(4) Yaḥyā ibn Aktham ibn Muḥammad ibn Qaṭan, Abū Muḥammad al-Marwazī, le Baghdadi, grand juge, et l’une des grandes figures. Al-Ma’mūn le nomma juge de Bagdad et adopta ses conseils inlassablement, si bien que les vizirs n’agissaient qu’après sa consultation. Al-Mu‘tawakkil le plaça au rang d’Aḥmad ibn Abī Duwād, puis se fâcha contre lui. Voir Siyar A‘lām al-Nubalā’ (12/5) et al-‘Ibar (1/439).
(5) Târîkh al-Ṭabarī (9/209) et Ibn al-‘Aṯīr (7/83).
(6) al-Aghānī (10/43-68), Tārīkh Baghdād (6/117), Mu‘jam al-Adabā’ (1/164-198) et Wafayāt al-A‘yān (1/44).
(7) Jusqu’à la phrase : « al-‘Abbās ne fut pas mentionné dans b, ẓā. »