Abu Dawād et ses compagnons citèrent : «Nous l’avons confiée à un peuple qui ne la reniera pas» [Al-An‘âm : 89]. Il faisait ainsi allusion à Aḥmad ibn Ḥanbal et à ses disciples.
[Puis débuta l’année deux cent quarante-deux]
Cette année-là, de terribles tremblements de terre frappèrent différentes contrées. Parmi les plus désastreux, celui qui survint dans la ville de Qūmis(1), où de nombreuses habitations s’effondrèrent et environ quarante-cinq mille quatre-vingt-seize(2) personnes périrent. Des séismes effroyables eurent également lieu au Yémen, au Khorasan, en Fārs, au Shām et dans d’autres régions.
Au cours de cette même année, les Byzantins lancèrent un raid sur la région d’al-Jazīra, pillant de nombreux biens et faisant près de dix mille prisonniers parmi les familles. En vérité, nous sommes à Dieu et c’est vers Lui que nous retournons.
La même année, le pèlerinage fut conduit par ‘Abd al-Ṣamad ibn Mūsā ibn Muḥammad ibn Ibrāhīm al-Imām ibn Muḥammad ibn ‘Alī, le gouverneur de La Mecque.
[Parmi les notables décédés cette année-là]
Il y eut al-Ḥasan ibn ‘Alī ibn al-Ja‘d, juge de la ville d’al-Manṣūr(3), ainsi qu’Abū Ḥassān al-Ziyyādī(4), juge de la province orientale. Son nom complet est(5) al-Ḥasan ibn ‘Uthmān ibn Ḥammād ibn Ḥassān ibn ‘Abd al-Raḥmān ibn Yazīd al-Baghdādī. Il reçut l’enseignement de sources telles que al-Walīd ibn Muslim, Wakī‘ ibn al-Jarrāḥ, al-Wāqidī et bien d’autres.
Parmi ceux qui ont rapporté de lui figurent Abū Bakr ibn Abī al-Dunyā, ‘Alī ibn ‘Abd Allāh al-Farghānī – le ḥāfiẓ connu sous le nom de Ṭafak – ainsi qu’un certain nombre d’autres narrateurs.
Son biographe, le ḥāfiẓ Ibn ‘Asākir, relate dans son «Tārīkh»(6) qu’Abū Ḥassān al-Ziyyādī ne descendait pas de la lignée de Ziyād ibn Abīhi. C’est plutôt qu’un de ses ancêtres épousa l’esclave affranchie (umm walad) de Ziyād, d’où le surnom al-Ziyyādī.