Paix… Je dis alors : « Qu’a fait Dieu de toi ? » Il répondit : « Il m’a pardonné, m’a couronné et m’a fait porter deux sandales en or. Puis Il m’a déclaré : “Ô Ahmad, voilà la récompense pour avoir proclamé : ‘Le Coran est Ma Parole.’” Ensuite Il me dit : “Ô Ahmad, invoque-Moi par ces supplications que tu as reçues de Sufyân ath-Thawrî, et que tu récitais dans le monde d’ici-bas.” »
Il poursuivit : « J’ai alors dit : “Ô Seigneur de toute chose, par Ta puissance sur toute chose, pardonne-moi toute chose, afin que Tu ne m’interroges sur rien.” » Il ajouta : « Puis Il me déclara : “Ô Ahmad, voici le Paradis, lève-toi et entre-y.” Alors j’y pénétrai et vis Sufyân ath-Thawrî muni de deux ailes vertes ; il volait d’un palmier à un autre en disant :
« “Louange à Dieu qui nous a tenus Sa promesse et nous a donné la terre en héritage ; nous nous installons au Paradis où nous voulons. Quelle belle récompense pour ceux qui œuvrent !” [Az-Zumar (39:74)] ».
Il dit : « Je lui demandai alors : “Qu’en est-il de Bishr al-Hâfî ?” Il me répondit : “Merveilleux, merveilleux ! Qui donc est semblable à Bishr ? Je l’ai laissé devant le Majestueux, une table garnie de nourriture devant lui, tandis que le Majestueux se tourne vers lui en disant : ‘Mange, toi qui n’as pas mangé (en ce monde), bois, toi qui n’as pas bu, et jouis des délices, toi qui n’en as pas joui.’” Ou quelque chose de ce genre. »
Abou Muhammad ibn Abî Hâtim rapporte de Muhammad ibn Muslim ibn Wârah : « Lorsque Abou Zur‘ah mourut, je le vis en songe. Je lui dis : “Qu’a fait Dieu de toi ?” Il répondit : “Le Tout-Puissant (al-Jabbâr) m’a dit : ‘Joignez-le à Abou ‘Abd Allâh, Abou ‘Abd Allâh et Abou ‘Abd Allâh’ – c’est-à-dire Mâlik, ash-Shâfi‘î et Ahmad ibn Hanbal.” »
‘Othmân ibn Khurradâz al-Antâkî raconta : « J’ai vu en rêve comme si la Résurrection avait eu lieu. Le Seigneur était apparu pour trancher entre les créatures, et on entendait un héraut proclamer au pied du Trône : “Faites entrer Abou ‘Abd Allâh, Abou ‘Abd Allâh, Abou ‘Abd Allâh [et Abou ‘Abd Allâh] au Paradis.” Alors je dis à l’un de ceux qui m’entouraient : “Qui sont-ils ?” Il me répondit : “Mâlik, ath-Thawrî, ash-Shâfi‘î et Ahmad ibn Hanbal.” »
Abou Bakr ibn Abî Khaythama rapporte, d’après Yahyâ ibn Ayyoub al-Maqdisî : « J’ai vu en songe le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) endormi, couvert d’un vêtement, tandis qu’Ahmad ibn Hanbal et Yahyâ ibn Ma‘în montaient la garde autour de lui pour le protéger. »
Il a déjà été mentionné (dans la biographie d’Ahmad ibn Abî Du’âd) qu’après un récit de Yahyâ al-Jallâ’, celui-ci vit comme si Ahmad ibn Hanbal se trouvait dans un cercle d’enseignement au grand mosquée, et Ahmad ibn Abî Du’âd dans un autre cercle. Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) se tenait debout entre les deux cercles en récitant ce verset : « Ceux à qui Nous avons donné le Livre, la sagesse et la prophétie : s’ils y renient, alors… » [Al-An‘âm (6:89)], tout en désignant le cercle d’Ibn