On rapporte qu’après Salih, le fils de l’imam Ahmad, celui-ci dit : « Mon père vit un document mentionnant cette filiation dans l’un de mes livres. Il demanda alors : “À quoi cela sert-il ?” mais il ne rejeta pas la lignée (1). »
Ils racontent également que son père l’amena de Marw alors qu’il se trouvait encore dans le ventre de sa mère. Celle-ci l’enfanta à Bagdad, au mois de Rabî‘ al-awwal de l’an 164 de l’Hégire. Son père mourut alors qu’il n’avait que trois ans, et sa mère se chargea donc de son éducation.
Salih rapporta au sujet de son père : « Elle me perça les oreilles et y plaça (2) deux perles. Lorsque je fus plus âgé, elle me les remit et je les vendis pour trente dirhams. »
Abû ‘Abd Allâh Ahmad ibn Hanbal décéda un vendredi, le douzième jour de Rabî‘ al-awwal de l’an 241 (3). Il avait soixante-dix-sept ans. Qu’Allah lui fasse miséricorde.
Dans sa jeunesse (4), il fréquentait l’assemblée du juge Abû Yûsuf. Puis il abandonna cela et se consacra à l’étude des hadiths. Il commença à les rechercher et à les écouter de ses maîtres dès l’an 179, alors qu’il avait seize ans [selon une autre source]. Il effectua son premier pèlerinage en 187, puis un autre en 191 (année où al-Walîd ibn Muslim accomplit aussi le pèlerinage), ensuite en 196. Il séjourna à la Mecque en 197, puis fit à nouveau le pèlerinage en 198. Il résida alors jusqu’en 199 au Yémen, auprès de ‘Abd al-Razzâq, dont il recueillit les hadiths avec Yahyâ ibn Ma‘în et Ishâq ibn Râhawayh.
L’imam Ahmad (5) déclara : « J’ai entrepris cinq pèlerinages, dont trois à pied, et j’ai dépensé trente dirhams lors de l’un d’entre eux. » Il ajouta : « Au cours de l’un de ces pèlerinages, je me suis égaré alors que je cheminais à pied et je n’ai cessé de dire : “Ô serviteurs de Dieu, indiquez-moi la route !” jusqu’à ce que je retrouve le chemin (6). »
Il dit encore : « Je suis parti pour Koufa et je me trouvais dans une maison, ayant pour oreiller une simple brique. Si seulement j’avais eu (7) cinquante dirhams… »