Ibn Jarîr (1) a dit : « Et au mois de Muharram de cette année-là, Aḥmad ibn Abî Du’ād s’éteignit vingt jours après son fils. »
Voici la biographie du juge Aḥmad ibn Abî Du’ād (2) : Aḥmad ibn Abî Du’ād – son nom était Al-Faraj ; certains ont dit Du‘mayy, mais le plus juste est que son nom correspondait à sa kunya – fils de Jarîr, le juge, Abû ‘Abd Allâh al-Iyâdî al-Mu‘tazilî.
Ibn Khallikân (3) a exposé sa généalogie en ces termes : « Il s’agit d’Abû ‘Abd Allâh Aḥmad ibn Abî Du’ād Faraj ibn Jarîr ibn Mâlik ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Abbâd ibn Salâm [ibn Mâlik] ibn ‘Abd Hind ibn ‘Abd Lakhm ibn Mâlik ibn Qanaṣ ibn Manā‘a ibn Barjân ibn Daws ibn ad-Du’îl (4) ibn Umayya ibn Ḥudhâfa ibn Zuhr ibn Iyâd ibn Nizâr ibn Ma‘add ibn ‘Adnân. »
Al-Khaṭîb al-Baghdâdî (5) a indiqué : « Ibn Abî Du’ād fut nommé qâḍî al-quḍât (juge suprême) par al-Mu‘taṣim, puis par al-Wâthiq. Il était réputé pour sa générosité, sa munificence, son bon caractère et son érudition considérable. Toutefois, il proclama publiquement la doctrine des Jahmites et poussa le pouvoir (6) à mettre les gens à l’épreuve en ce qui concerne la croyance en la création du Coran (7). »
Al-Ṣûlî (8) a déclaré : « Il n’y eut personne de plus magnanime que lui après les Barmékides. Si ce n’était la façon dont il s’était compromis par son engouement pour l’épreuve (de la mihna), tout le monde l’aurait célébré. »
On raconte : « Il naquit en l’an 160 de l’Hégire et avait vingt ans de plus que Yaḥyâ ibn Aktham (9). »
Ibn Khallikân (10) a dit : « Son origine remonte à la région de Qinnasrîn (11). Son père, qui était marchand, se rendait en Syrie, puis emmena son fils avec lui. »