Il existe des récits étonnants dont le détail serait trop long à présenter. Parmi les choses les plus surprenantes à ce sujet : on raconte qu’un jour, il chanta devant Yaḥyā ibn Khālid ibn Barmak, qui lui octroya un million, et son fils Jaʿfar lui en accorda un autre, de même qu’al-Faḍl, le tout dans une histoire longue.
Parmi les notables décédés cette année, on compte également : Suraïj ibn Yūnus (1), Shaybān ibn Farrūkh (2), ʿUbayd Allāh ibn ʿUmar al-Qawārīrī (3), et Abū Bakr ibn Abī Shaybah (4), l’un des grands érudits et imams de l’Islam, auteur du « Muṣannaf », dont personne n’a jamais composé l’équivalent, ni avant lui ni après.
[Puis arriva l’an deux cent trente-six…]
Cette année-là, al-Mutawakkil ordonna de démolir la tombe de Ḥusayn ibn ʿAlī, ainsi que les maisons et les demeures environnantes. On proclama alors parmi la population : « Quiconque sera trouvé ici après trois jours sera conduit à la prison (al-matbaq). » Il ne resta donc personne sur place, et on transforma ce lieu en champ cultivé et exploité.
Cette même année, Muḥammad al-Muntaṣir (5) ibn al-Mutawakkil dirigea le pèlerinage.
Cette année encore, Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn Muṣʿab mourut, empoisonné par son neveu Muḥammad ibn Isḥāq ibn Ibrāhīm. Muḥammad ibn Ibrāhīm était l’un des grands émirs.