Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il ne se passa pas dix jours après leurs propos qu’il mourut. L’imam Abû Jaʿfar Ibn Jarîr al-Tabarî (1), qu’Allah lui fasse miséricorde, l’a rapporté.

Ibn Jarîr (2) a dit : « Al-Husayn ibn al-Dahhâk raconta qu’il assista auprès d’al-Wâthiq quelques jours après la mort d’al-Muʿtasim. Al-Wâthiq s’était alors installé en séance, la première qu’il tenait. La première personne à chanter ce jour-là fut Shâriya, la servante d’Ibrâhîm ibn al-Mahdî (3) :

“Ceux qui portaient le cercueil, lorsqu’ils le soulevèrent, ne savaient pas
S’ils le faisaient pour la richesse ou pour la rencontre.
Que tes pleureuses disent de toi ce qu’elles veulent
Chaque matin et chaque soir.” (4)

Puis, raconta-t-il, il (al-Wâthiq) se mit à pleurer et nous pleurâmes tous, si bien que nos sanglots nous empêchèrent de poursuivre quoi que ce soit d’autre. Alors, l’un d’entre eux se mit à chanter (5) :

“Fais tes adieux à Hurayra, car la caravane est sur le point de partir !
Pourras-tu supporter de lui dire adieu, ô homme ?”

À ces mots, il s’épancha en larmes, par Dieu, et déclara : “Jamais je n’ai entendu pareil jour, une consolation pour la perte d’une porte et l’annonce de sa propre fin.” Puis cette assemblée se dispersa.

Al-Khatîb al-Baghdâdî (6) rapporta : « Lorsque al-Wâthiq accéda au pouvoir, le poète Diʿbil ibn ʿAlî prit un rouleau (7) où il écrivit quelques vers, puis se rendit auprès du chambellan et les lui confia, en lui disant : “Présente mes salutations au Commandeur des croyants et dis-lui : voici des vers par lesquels Diʿbil t’a loué.” Lorsque al-Wâthiq en prit connaissance (8), il y trouva :

“Louange à Dieu ! Il n’est ni patience ni endurance,
Ni sommeil quand ceux qui aiment s’endorment.
Un calife est mort, sans que nul ne s’en afflige,
Et un autre s’est levé, sans que nul ne s’en réjouisse.
Celui-là passa, et un funeste présage le suivit,
Celui-ci s’éleva, et calamité et malheur se levèrent.” (9)

Alors le calife dépêcha tous les moyens possibles pour s’emparer de lui, mais ne put l’arrêter avant la mort d’al-Wâthiq.

Al-Khatîb rapporta également (10) : « Lorsque al-Wâthiq chargea Ibn Abî Duʾâd de diriger la prière le jour de la fête, celui-ci revint ensuite auprès de lui et dit… »

(1) Tārīkh al-Ṭabarī, vol. 9, pp. 150-151. (2) Tārīkh al-Ṭabarī, vol. 9, p. 151 ; Ibn al-Athīr, vol. 7, p. 31. (3) Dans les manuscrits, ce passage est peu clair ; nous avons retenu ce qui est mentionné chez al-Ṭabarī. (4) Chez al-Ṭabarī : « pour le chant ». (5) Pour al-A‘shā : son Dīwān, p. 144, édition Ṣādir. (6) Tārīkh Baghdād, vol. 14, p. 16. (7) « al-Ṭūmār » : al-Ṭāmūr, désignant la feuille ou le parchemin, au pluriel ṭawāmīr. (8) Son Dīwān, p. 115 ; et Tārīkh Baghdād, vol. 14, p. 17. (9) Le Dīwān : « Pas de consolation si les gens du malheur s’endorment ». (10) Tārīkh Baghdād, vol. 14, p. 18.
يلبث بعد قولهم إلا عشرة أيام حتى مات. ذكره الإمام أبو جعفر بن جرير الطبري (١) ، (رحمه الله) . قال ابن جرير (٢) : وذكر الحسين بن الضحَّاك أنَّه شهد الواثقَ بعد أن مات المعتصم بأيام، وقد قعد مجلسًا كان أوَّل مجلس قعده. وكان أوّل من تغنَّى في ذلك المجلس أن تغنَّت (٣) شارية جارية إبراهيم بن المهديّ: ما دَرَى الحامِلونَ يومَ استقلُّوا … نَعْشَهُ للثَّراءِ أمْ للِّقاءِ (٤) فلْيقُلْ فيكَ باكِياتُكَ ما شِئْـ … ـــــنَ صَباحًا وعندَ كُلِّ مَسَاءِ قال: فبكى وبكينا حتَّى شَغَلَنا البكاء عن جميع ما كنَّا فيه. ثم اندفع بعضهم يغنِّي (٥) : وَدِّعْ هُرَيْرَةَ إنَّ الرَّكْبَ مُرْتَحِلُ … وَهَلْ تُطيقُ وَدَاعا أيُّها الرَّجُلُ! فازداد واللَّه بكاؤه، وقال: ما سمعْتُ كاليوم قطّ تعزية باب ونعيّ نفس، ثم ارفضَّ ذلك المجلس. وروى الخطيب (٦) البغدادي: أنَّ دِعْبِلَ بنَ عليّ الشاعر لمَّا تولَّى الواثقُ عَمَدَ إلى طُومَارٍ (٧) فكتب فيه أبياتَ شعرٍ، ثم جاء إلى الحاجب فدفعه إليه، وقال: أقرئ أميرَ المؤمنين السلام، وقل: هذه أبيات امتدَحَكَ بها دِعْبِل، فلمَّا فضَّها الواثق إذا فيها (٨) : الحَمْدُ للَّهِ لا صَبْرٌ ولا جَلَدٌ … ولا رُقَادٌ إذا أهلُ الهَوَى رَقَدُوا (٩) خليفةٌ ماتَ لم يَحْزَنْ لَهُ أحَدٌ … وآخرٌ قامَ لم يَفْرَحْ بهِ أحَدُ فَمَرَّ هذا ومَرَّ الشُّؤْمُ يَتبعُهُ … وقامَ هذا فقامَ الويلُ والنَّكَدُ قال: فتطلَّبه الخليفة بكلِّ ما يمكنه، فلم يقدر عليه حتى مات الواثق. وروى (١٠) أيضًا: أنَّه لمَّا استخلَفَ الواثق ابنَ أبي دوادَ على الصَّلاة في يوم العيد فرجع إليه، فقال:
(١) تاريخ الطبري (٩/ ١٥٠ - ١٥١). (٢) تاريخ الطبري (٩/ ١٥١)، ابن الأثير (٧/ ٣١). (٣) في النسخ غير واضحة، وأثبت ما جاء في الطبري. (٤) في الطبري: للغناء. (٥) للأعشى: ديوانه (١٤٤) ط. صادر. (٦) تاريخ بغداد (١٤/ ١٦). (٧) "الطُّومار": الطامور، وهي الصحيفة، وجمعها طوامير. (٨) ديوانه ص (١١٥)، وتاريخ بغداد (١٤/ ١٧). (٩) الديوان ولا عَزاء إذا أهل البَلا رقدوا. (١٠) تاريخ بغداد (١٤/ ١٨).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies