Mohammed ibn Minhal ad-Darîr (1), puis Mohammed ibn Minhal, frère de Hajjaj (2), ainsi que Hârûn ibn Maʿrûf (3). Quant à al-Buwaytî (4), le disciple de l’imam ach-Châfiʿî, il mourut en prison, enchaîné, parce qu’on voulait le contraindre à proclamer que le Coran était créé. Il refusa de le faire – que Dieu lui fasse miséricorde. Et il y avait aussi Yahyâ ibn Bukayr (5), transmetteur du « Muwattâʾ » d’après Mâlik.
[Puis débuta l’année deux cent trente-deux (232) de l’Hégire.]
Cette année-là, une tribu appelée Banû Numayr causa des troubles dans la région de l’Yamâma, en semant la corruption dans le pays. Al-Wâthiq adressa alors un ordre à Bugha al-Kabîr, qui se trouvait dans le Hijâz. Celui-ci les combattit, en tua un certain nombre, captura d’autres et mit les survivants en déroute. Par la suite, il affronta les Banû Tamîm alors qu’il était à la tête de mille cavaliers, face à trois mille adversaires. De longues batailles eurent lieu entre eux, jusqu’à ce qu’il l’emportât finalement à la mi-Jumâdâ al-Âkhira.
Après tous ces événements, il revint à Bagdad avec, dans ses geôles et sous ses fers, plusieurs des dignitaires parmi les chefs des tribus arabes. De plus, lors des combats déjà mentionnés, il avait fait périr parmi leurs principaux notables plus de deux mille hommes issus des Banû Sulaym, Numayr, Kilâb, Murra, Fazâra, Thaʿlaba, Tayyʾ, Tamîm et d’autres encore.
(1) Abū Jaʿfar, et l’on a dit : Abū ʿAbd Allāh al-Tamīmī al-Baṣrī, compagnon de Yazīd ibn Zurayʿ et son transmetteur. Un hafiz, récitant correct, digne de confiance, qui ne voyait pas du pays et n’écrivait pas, mais mémorisait. Siyar aʿlām al-nubalaʾ (10/642).
(2) Muḥammad ibn al-Minḥāl al-Baṣrī al-ʿaṭṭār, frère du hafiz digne de confiance Ḥajjāj ibn Minḥāl al-Anmāṭī, qui lui ressemble, Muḥammad ibn al-Minḥāl, digne de confiance, et le non-voyant plus mémorieux et plus intelligent, tous deux morts la même année. Siyar aʿlām al-nubalaʾ (10/645).
(3) Abū ʿAlī al-Marwazī al-Baghdādī al-Khazzāz, non-voyant, l’imam et modèle, un des huffāẓ de l’époque, auteur d’un sunna. Siyar aʿlām al-nubalaʾ (11/129), al-ʿIbar (1/410).
(4) Il s’agit de Yūsuf ibn Yaḥyā al-Buwayṭī, Abū Yaʿqūb, compagnon de l’imam al-Shāfiʿī, qu’il accompagna longtemps et avec qui il étudia. Un adorateur diligent, constamment en rappel, grand par le rang, imam en science et en jurisprudence. Digne de confiance et auteur d’un sunna. Siyar aʿlām al-nubalaʾ (12/85), al-ʿIbar (1/411).
(5) Il s’agit de Yaḥyā ibn ʿAbd Allāh ibn Bukayr, Abū Zakariyyā al-Qurashī al-Makhzūmī, égyptien, imam, muhaddith, hafiz digne de confiance chez al-Layth, avec débats sur son audition auprès de Mālik. Il a entendu le Muwaṭṭaʾ d’Imām Mālik dix-sept fois. Siyar aʿlām al-nubalaʾ (10/612), Taqrīb al-tahdhīb (2/351).
(6) Dans A, édition Alfī Fāris, confirmant ce qui se trouve dans B, Ẓā, al-Ṭabarī et Ibn al-Athīr.
(7) Dans les manuscrits : ʿan, confirmant ce qui se trouve dans Ṭ.