Mohammad ibn Saʿd (1), secrétaire d’al-Wâqidî, possède un ouvrage intitulé « At-Tabaqât » ainsi que d’autres compilations. Et Saʿîd ibn Mohammad al-Jarmî (2).
[Puis arriva l’an 231 (de l’Hégire)]
Cette année-là, on procéda à un échange de prisonniers pour un groupe de musulmans détenus par les Byzantins, sous la supervision de l’émir Khâqân al-Khadim. Cet échange eut lieu en muharram de cette année, et le nombre de captifs sauvés des mains des mécréants s’élevait à quatre mille trois cent soixante-deux prisonniers. Louange à Dieu pour Sa faveur et Sa grâce.
[Au cours de la même année fut tué]
Aḥmad ibn Naṣr al-Khuzâʿî (3) – que Dieu lui fasse miséricorde et honore sa demeure.
La raison de cela est que cet homme, Aḥmad ibn Naṣr ibn Mâlik ibn al-Haytham al-Khuzâʿî, avait pour grand-père Mâlik ibn al-Haytham, l’un des plus grands partisans qui appelèrent les gens à l’autorité des Banû al-ʿAbbâs (4). Il jouissait d’un rang élevé et d’une position de premier plan. Quant à son père, Naṣr ibn Mâlik, les gens de hadith le fréquentaient, et la population lui avait prêté allégeance en l’an 201 pour s’engager dans le commandement du bien et l’interdiction du mal lorsque les brigands et les bandits (5) s’étaient multipliés dans les environs de Bagdad, à l’époque où al-Ma’mûn était absent de la ville, comme nous l’avons déjà relaté en détail. C’est de lui que l’on connaît le lieu-dit appelé « Suwayqah Naṣr » (6) à Bagdad.
Aḥmad était un homme de savoir, de piété, de pratique religieuse et d’effort constant dans le bien. Il fut l’un des imams de la Sunna ordonnant le bien et interdisant le mal, et il faisait partie de ceux qui défendaient l’idée que le Coran est la Parole de Dieu, révélée et non créée.