Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ensuite, ils l’abandonnèrent, si bien qu’il demeura illettré. D’aucuns ont toutefois avancé qu’il écrivait, mais de manière faible (1).

Al-Khatîb al-Baghdâdî (2) a rapporté, selon sa propre chaîne de transmission, deux hadiths jugés réprouvés, qu’il tenait de ses pères. Le premier concerne le blâme des Banû Umayya et l’éloge des Banû al-‘Abbâs parmi les califes. Le second traite de l’interdiction de la saignée (hijâma) le jeudi.

Il rapporta également, selon sa chaîne (3), qu’al-Mu‘taṣim reçut une lettre de menace du roi des Byzantins. Al-Mu‘taṣim ordonna alors à son scribe : « Écris : “J’ai lu ta lettre et entendu ton discours. La réponse sera ce que tu verras et non ce que tu entendras. ‘Et les mécréants sauront à qui revient la demeure finale’ (Coran 13 : 42).” »

Al-Khatîb (4) dit encore : « Al-Mu‘taṣim envahit les terres byzantines en l’an 223, infligeant à l’ennemi de très lourdes pertes. Il dressa des mangonneaux à ‘Ammûriyya et assiégea la ville jusqu’à ce qu’il la prît et y pénétrât. Il y tua trente mille personnes et réduisit autant de captifs, parmi lesquels soixante patriciens. Il mit le feu à ‘Ammûriyya de toutes parts et la brûla. Il en rapporta la porte jusqu’en Irak, où elle se trouve encore aujourd’hui, dressée à l’une des portes du Dâr al-Khilâfa, du côté de la grande mosquée du palais. »

Il est rapporté d’après Aḥmad ibn Abî Du’âd, le cadi, qu’il déclara : « Il arrivait qu’al-Mu‘taṣim tende son bras vers moi et me dise : “Mords-le de toutes tes forces, Abû ‘Abd Allâh.” Je lui répondais : “Ô commandeur des croyants, je ne puis m’y résoudre !” Mais lui répliquait : “Cela ne me fera aucun mal.” Alors je mordais de toutes mes forces, sans que sa main n’en subisse la moindre marque (5). »

Il raconta également : « Un jour, alors qu’il se trouvait sous le califat de son frère, il passa à proximité du camp de l’armée. Là, une femme s’écriait : “Mon fils ! Mon fils !” Il lui demanda : “Que t’arrive-t-il ?” Elle répondit : “Le maître de cette tente l’a emporté.” Al-Mu‘taṣim se dirigea vers cet homme et lui ordonna : “Relâche cet enfant !” Mais il refusa. Alors al-Mu‘taṣim le saisit...”

(1) Tārīkh Baghdād (3/343) et Tārīkh al-Khulafāʾ (p. 339). (2) Mention du hadith dénigrant les Banū Ummayya par al-Khaṭīb al-Baghdādī dans son Tārīkh (3/343) et par al-Ḥāfiẓ al-Suyūṭī dans Tārīkh al-Khulafāʾ (p. 339) dans la biographie d’al-Muʿtaṣim ; il conclut en disant : « Ce hadith est fabriqué, et sa faiblesse provient d’al-Ghulābī » dans Tārīkh al-Khulafāʾ al-ʿAlāʾī, ce qui est une erreur de transcription. Ce Ghulābī est Muḥammad ibn Zakariyyā al-Ghulābī al-Baṣrī al-akhbārī, qui est faible ; al-Daraqṭnī a dit qu’il fabrique des hadiths. L’autre hadith : « Celui qui fit une saignée le jeudi, tomba malade ce jour-là et mourut ce jour-là » a été rapporté par al-Ḥāfiẓ al-Suyūṭī dans al-Jāmiʿ al-Ṣaghīr d’après la transmission d’Ibn ʿAsākir de Ibn ʿAbbās, et il en fait mention dans Tārīkh al-Khulafāʾ, p. 339, par Ibn ʿAsākir avec sa chaîne de transmission, laquelle est faible. (3) Tārīkh Baghdād (3/344). (4) Tārīkh Baghdād (3/344). (5) Al-Kadam : la morsure ; dans Tārīkh Baghdād : « C’est peut-être cela ». (6) Tārīkh Baghdād (3/346), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (10/303).
بعدها، فتركوه فكان أميًّا. وقيل: بل كان يكتب كتابةً ضعيفةً (١) . وقد أسند الخطيب (٢) البغداديّ من طريقه عن آبائه حديثين منكرين؛ أحدهما: في ذم بني أمية ومدح بني العباس من الخلفاء. والثاني: في النهي عن الحِجامة يومَ الخميس. وذكر بسنده (٣) عن المعتصم: أنَّ ملك الروم كتب إليه كتابًا يتهدَّدُه فيه، فقال للكاتب: اكْتُبْ: "قد قرأتُ كتابَك وسمعت خطابَكَ، والجوابُ ما تَرى لا ما تسمَعُ ﴿وَسَيَعْلَمُ الْكُفَّارُ لِمَنْ عُقْبَى الدَّارِ﴾ [الرعد: ٤٢] " . قال الخطيب (٤) : غزا المعتصم بلاد الروم في سنة ثلاث وعشرين ومئتين، فأنْكَى نكايةً عظيمة في العدوِّ، ونصب على عَمُّوريّة المجانيق، وأقام عليها حتى فتحها ودخلها، فقتل فيها: ثلاثين ألفًا، وسبَى مثلهم، وكان في سبيه ستون بطريقًا، وطرح النار في عَمُّوريَّة من سائر نواحيها، فأحرقها، وجاء ببابها إلى العراق، وهو باقٍ حتى الآن، منصوب على أحد أبواب دار الخلافة مما يلي المسجد الجامع في القصر. وروى عن أحمد بن أبي دُواد القاضي أنه قال: ربَّما أخرج المعتصمُ ساعدَه إليَّ، وقال لي: عضَّ يا أبا عبد اللَّه بكل ما تقدر عليه، فأقول: إنه لا تطيبُ نفسي يا أميرَ المؤمنين! فيقول: إنه لا يضرُّني. فأكْدِم (٥) بكلِّ ما أقدرُ عليه فلا يؤثِّر ذلك في يده (٦) . وقال: مَرَّ يومًا في خلافة أخيه بمخيَّم الجندِ، فإذا امرأة تقول: ابني ابني فقال: ما شأنُكِ؟ فقالت: أخذه صاحبُ هذه الخيمة، فجاء إليه المعتصم، فقال له: أطلق هذا الصبي! فامتنع عليه، فقبض على
(١) تاريخ بغداد (٣/ ٣٤٣)، وتاريخ الخلفاء (٣٣٩). (٢) ذكر حديث ذم بني أميّة الخطيب البغدادي في تاريخه (٣/ ٣٤٣) والحافظ السيوطي في تاريخ الخلفاء (ص ٣٣٩) في ترجمة المعتصم، وقال في آخره: قلت: الحديث موضوع، وآفته الغلابي. في تاريخ الخلفاء العلائي، وهو تصحيف. والغلابي هذا هو: محمد بن زكريا الغلابي البصري الأخباري، وهو ضعيف وقال الدارقطني: يضع الحديث. والحديث الآخر: من احتجم يوم الخميس، فمرض فيه مات فيه. ذكره الحافظ السيوطي في الجامع الصغير من رواية ابن عساكر عن ابن عباس، وذكره السيوطي في تاريخ الخلفاء صفحة (٣٣٩) عن ابن عساكر بسنده، وإسناده ضعيف. (٣) تاريخ بغداد (٣/ ٣٤٤). (٤) تاريخ بغداد (٣/ ٣٤٤). (٥) الكدم: العضُّ، وفي تاريخ بغداد: فأروم ذلك. (٦) تاريخ بغداد (٣/ ٣٤٦)، سير أعلام النبلاء (١٠/ ٣٠٣).

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