Ghassân ibn ar-Rabî‘ (1).
Et Yahyâ ibn Yahyâ at-Tamîmî, maître de Muslim ibn al-Ḥajjâj (2).
Abû Dulaf al-‘Ijlî (3) : il s’agit de al-Qâsim ibn ‘Isâ ibn Idrîs ibn Ma‘qal ibn ‘Umayr ibn Shaykh ibn Mu‘âwiya ibn Khuza‘î ibn ‘Abd al-‘Uzzâ (4) ibn Dulaf ibn Jashm ibn Qays ibn Sa‘d ibn ‘Ijl ibn Lujaym, l’émir Abû Dulaf al-‘Ijlî, l’un des chefs militaires d’al-Ma’mûn et d’al-Mu‘taṣim. À sa généalogie se rattache l’émir Abû Naṣr ibn Mâkûlâ, auteur du livre « al-Ikmâl ».
Le qâḍî Jalâl ad-Dîn al-Qazwînî [le prédicateur de Damas] (5) affirmait descendre de lui et rattachait sa propre ascendance à la sienne. Abû Dulaf était réputé pour sa grande générosité et sa munificence, si bien que les poètes venaient à lui de toute part. Parmi eux, Abû Tammâm aṭ-Ṭâ’î, qui le fréquentait pour bénéficier de ses libéralités. Abû Dulaf possédait aussi un talent marqué pour la littérature et le chant. Il composa plusieurs ouvrages, notamment « Siyāsat al-Mulūk » (« La Politique des rois »), ainsi que des traités sur la chasse, les faucons, les armes et d’autres matières.
À son sujet, le poète Yakr ibn an-Naṭṭâḥ (6) a merveilleusement dit :
« Ô toi qui cherches l’alchimie et sa science, / Louer Ibn ‘Isâ est la plus grande des alchimies ; / Quand bien même il ne resterait sur terre qu’un seul dirham, / Et que tu le louais, ce dirham te parviendrait sûrement. »
On raconte qu’il lui donna pour cela dix mille dirhams.
Abû Dulaf était courageux, redoutable et n’avait de cesse de distribuer ses largesses ; il empruntait même en son nom pour pouvoir donner. Son père avait commencé à bâtir la cité d’al-Karaj (7), mais mourut avant de l’achever ; c’est Abû Dulaf qui en termina la construction.
Il avait une inclination pour le chiisme. Il disait : « Celui qui n’est pas un extrémiste (mugḥâlî) dans le chiisme est un enfant illégitime .» Alors son fils Dulaf lui répondit