Il signifie qu’il était l’« héritier » du livre de Sībawayh. C’était un juriste, un homme vertueux, un grammairien éminent, doué, savant en langue arabe, qui la connaissait et la préservait. Il était pieux, scrupuleux, de bonne doctrine, de croyance saine, et il rapportait des hadiths. Tout cela a été dit par Ibn Khallikān (1). Al-Mubarrad a également transmis de lui (2). Abū Nuʿaym l’a mentionné dans son « Histoire d’Iṣbahān » (3).
[Puis nous sommes entrés dans l’année deux cent vingt-six (de l’Hégire)]
Au mois de Shaʿbān de cette année-là, al-Afshīn mourut en prison. Al-Muʿtaṣim ordonna qu’on le crucifiât, puis on le brûla et on dispersa ses cendres dans le Tigre. Ses biens et ses avoirs furent mis sous séquestre. On y trouva (4) des idoles ornées d’or et de pierres précieuses, des livres relatifs à la religion des mages, et de nombreuses autres choses qui accréditaient les soupçons à son encontre et confirmaient ce qu’on avait rapporté de son attachement à la religion de ses ancêtres mages – que Dieu les maudisse.
Cette même année, mourut également Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Ṭāhir ibn al-Ḥusayn. Le pèlerinage fut conduit par Muḥammad ibn Dāwūd. Au cours de cette année, disparurent parmi les grands transmetteurs de hadith : Isḥāq al-Farawī (5), Ismāʿīl ibn Abī Uways (6), ainsi que Sunayd ibn Dāwūd, l’auteur d’un Tafsīr (7).