Ibn Khallikân rapporte qu’il occupa la fonction de juge à Tarse (Tarsus) pendant dix-huit ans et qu’on relatait de sa part une grande piété et une grande assiduité dans l’adoration.
Il transmit la langue arabe d’Abû Zayd al-Ansârî, d’al-Asmâ‘î, d’Abû ‘Ubayda [Ma‘mar ibn al-Muthannâ], d’Ibn al-A‘râbî, d’al-Farrâ’, d’al-Kisâ’î et d’autres savants. Quant à Ishâq ibn Râhûyah, il déclara : « Nous avons besoin de lui, alors que lui n’a pas besoin de nous. » Il se rendit à Bagdad et les gens écoutèrent ses enseignements et consultèrent ses ouvrages.
Ibrâhîm al-Harbî dit à son sujet : « C’était comme une montagne à qui l’on aurait insufflé une âme, il excellait en toute chose. » De même, Ahmad ibn Kâmil al-Qâdî affirma : « Abû ‘Ubayd était éminent, pieux, homme de religion formé à la pédagogie divine, et il maîtrisait différents domaines des sciences de l’islam : le Coran, le fiqh, la langue arabe et les traditions, avec une excellente transmission et une narration sûre. Je ne connais personne qui ait mis en doute ses connaissances ou ses écrits. »
Parmi ses ouvrages figurent le “Kitâb al-Amwâl”, le “Kitâb Faḍâ’il al-Qur’ân” et le “Kitâb Ma‘ânîh”, ainsi que d’autres livres profitables. Qu’Allâh lui fasse miséricorde. Il mourut cette année-là, selon al-Bukhârî. D’autres affirmèrent qu’il mourut l’année précédente, à La Mecque, ou selon certains à Médine, alors qu’il avait soixante-sept ans. Qu’Allâh lui fasse miséricorde. D’autres dirent qu’il dépassa soixante-dix ans ; Dieu seul le sait.
Muhammad ibn ‘Uthmân Abû al-Jumâhar ad-Dimashqî al-Kafarsûsî, quant à lui, compte parmi les maîtres du hadith.