Al-Khatib al-Baghdadi a rapporté(1) que lorsque Ibrahim ibn al-Mahdi fut présenté devant al-Ma’moun, celui-ci se mit à le réprimander pour ce qu’il avait fait. Ibrahim déclara alors : « Ô Commandeur des croyants, j’ai vu mon père – qui est aussi ton grand-père – à qui l’on avait amené un homme dont la faute était plus grave que la mienne, et il ordonna son exécution. C’est alors que Moubarak ibn Fadalah(2) dit : “Ô Commandeur des croyants, si tu acceptes de retarder l’exécution de cet homme, je souhaiterais te raconter une histoire.” Il répondit : “Parle.” Moubarak poursuivit : “Al-Hasan al-Basri m’a rapporté, d’après ‘Imrân ibn Housayn, que le Messager de Dieu ﷺ a dit : ‘Le Jour de la Résurrection, un héraut appellera du plus profond(3) du Trône : “Qu’ils se lèvent, ceux qui ont pardonné parmi les califes, afin de recevoir la plus noble des récompenses !” Et nul ne se lèvera hormis ceux qui ont pardonné.”” »
Al-Ma’moun dit alors : « J’accepte ce hadith ainsi qu’il a été transmis, et je te pardonne, ô mon oncle. » Nous avons déjà mentionné en l’an deux cent quatre (de l’Hégire) des détails supplémentaires à ce sujet. Ibrahim ibn al-Mahdi composa également de bons poèmes, brillants et éloquents — qu’Allah lui pardonne. Al-Hafiz Ibn ‘Asakir en a recueilli de nombreux et beaux passages dans son « Histoire ».
Ibrahim ibn al-Mahdi naquit au tout début de Dhou al-Qa‘da de l’an cent soixante-deux. Il mourut un vendredi, le sept du mois de Ramadan de cette même année, à l’âge de soixante-deux ans, qu’Allah lui fasse miséricorde(4).
Parmi les notables décédés cette même année figurent également : Sa‘îd ibn Abî Maryam al-Misrî(6), Soulaymân ibn Harb(7), et Abou Ma‘mar al-Mouq‘ad(8).