Il est le père de Muḥammad ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Ḥakam, qui fut un compagnon de l’imam ach-Chāfi‘ī. Lorsqu’il mourut cette année-là, on l’enterra à côté de la tombe d’ach-Chāfi‘ī. Quand son fils ‘Abd ar-Raḥmān décéda, on l’inhuma à côté de son père, du côté de la qibla (1).
Ibn Khallikān (2) déclare à ce propos : « Ce sont donc trois tombes ; ach-Chāfi‘ī se trouve au nord, tandis que les deux autres tombes sont du côté de la qibla. »
[Ensuite arriva l’an 215]
À la fin de Muḥarram de cette même année, al-Maʾmūn partit de Bagdad à la tête de ses armées en direction des terres byzantines pour les combattre. Il laissa comme lieutenant sur Bagdad et ses environs Isḥāq ibn Ibrāhīm ibn Muṣ‘ab. Lorsqu’il arriva à Takrīt, il fut rejoint par Muḥammad ibn ‘Alī ibn Mūsā ibn Ja‘far ibn Muḥammad ibn ‘Alī ibn al-Ḥusayn ibn ‘Alī ibn Abī Ṭālib, venu de Médine. Al-Maʾmūn l’autorisa alors à rendre visite à sa fille, Umm al-Faḍl bint al-Maʾmūn, qu’il avait déjà épousée du vivant de son père [‘Alī ibn Mūsā] (3). Il consomma donc son mariage avec elle et l’emmena avec lui vers la terre du Ḥijāz.
Son frère, Abū Isḥāq ibn ar-Rachīd, le rejoignit depuis les provinces d’Égypte, avant que l’armée ne parvienne à Mossoul. Al-Maʾmūn se rendit ensuite avec de grandes troupes jusqu’à Ṭarassūs, au mois de Ǧumādā I de cette année, et s’empara d’un fort (4) par la force, ordonnant de le démolir.
Puis al-Maʾmūn revint des régions byzantines jusqu’à Damas, où il s’installa. Il y reconstruisit le couvent de Dayr Murrān (5), au pied du mont Qāsyūn, et y demeura un certain temps.
Cette année-là, le pèlerinage fut dirigé par ‘Abd Allāh ibn ‘Ubayd Allāh ibn al-‘Abbās ibn Muḥammad ibn ‘Alī ibn ‘Abd Allāh ibn al-‘Abbās.
[Parmi les notables qui décédèrent cette année]
– Abū Zayd al-Anṣārī.
– Muḥammad ibn ‘Abd Allāh al-Anṣārī (6).