Ibn ʿAsākir l’a mentionné dans sa biographie et a rapporté parmi ses poèmes ces vers :
« Il se peut qu’un homme reçoive sa subsistance sans la finesse de sa ruse… Et qu’on écarte la subsistance de celui qui est pourtant habile. Jamais je n’ai connu enrichissement ni dénuement sans dire : “Louange à Dieu pour cela.” »
Il a également dit :
« Si tu dis “oui” à propos d’une affaire, va jusqu’au bout, car “oui” est une dette qu’un homme libre doit honorer. Sinon, dis “non”, préserve-toi et épargne les autres, afin que l’on ne dise pas que tu es menteur. »
Et il a dit encore :
« Si quelqu’un divulgue son secret de sa propre bouche et blâme ensuite autrui, c’est lui le sot. Si le cœur d’un homme est trop étroit pour garder son propre secret, le cœur de celui à qui il le confie le sera davantage encore. »
On trouve également Ḥusayn ibn Muḥammad al-Marwudhī, maître de l’imam Aḥmad, ainsi que ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Ḥakam al-Miṣrī et Muʿāwiyah ibn ʿAmr. Quant à Abū Muḥammad ʿAbd Allāh ibn [ʿAbd al-Ḥakam ibn] Aʿyan ibn Layth ibn Rāfiʿ al-Miṣrī, il fait partie de ceux qui ont lu le « Muwaṭṭaʾ » auprès de l’imam Mālik et ont acquis une formation approfondie dans son école. Il était grandement estimé en Égypte, où il détenait d’importants biens et richesses. Lorsque l’imam al-Shāfiʿī vint en Égypte, il lui offrit mille dinars et rassembla par l’intermédiaire de ses compagnons deux mille autres dinars à son intention.